"Le phénomène est assez inédit": la directrice de la DGSI note une "augmentation fulgurante et majeure" des ingérences étrangères
La directrice générale de la sécurité intérieure (DGSI) Céline Berthon, assure que ces ingérences étrangères ont pour objectif de "déstabiliser la France en fragilisant nos équilibres institutionnels, en sapant notre indépendance ou en fragmentant notre société". Devant les entrepreneurs réunis par le Medef mercredi 26 août, la directrice générale de la sécurité intérieure (DGSI) Céline Berthon , a annoncé "une augmentation fulgurante et majeure des actions d'ingérences" étrangères en France.
Ces ingérences étrangères "prennent un visage varié". "Il peut s'agir de déstabiliser la France en fragilisant nos équilibres institutionnels, en sapant notre indépendance ou en fragmentant notre société", énumère Céline Berthon.
Cette prise de parole intervient notamment après une série d'opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, qui ont visé plusieurs candidats à la présidentielle ces derniers mois, selon Paris. Elles semblent avoir eu peu d'impact en termes de partage sur les réseaux, mais un fort écho médiatique.
Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences étrangères numériques en France, a fait part la semaine dernière de nouvelles opérations liées à des réseaux prorusses visant le candidat et ancien Premier ministre Gabriel Attal .
Au total, depuis le début du mois d'août, au moins quatre opérations de désinformation ont visé ce candidat du parti Renaissance, qui a déjà déposé plainte.
Ces opérations informationnelles sont imputées au mode opératoire prorusse baptisé Matriochka, actif depuis 2023, qui s'appuie sur la publication de faux contenus diffusés et amplifiés de manière coordonnée sur les réseaux sociaux.
D'autres candidats auraient également été ciblés, comme Raphaël Glucksmann ou un autre ex-Premier ministre, Édouard Philippe.
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