« Nous devons encore plus à être à la hauteur de la confiance des personnes en fin de vie »
Vendredi 14 août 2026, la dernière étape du parcours législatif de la loi relative au droit à l’aide à mourir s’est terminée. Le Conseil constitutionnel l’a validée en estimant que « le législateur a entendu garantir la liberté personnelle et que l’institution d’un droit à l’aide à mourir, sous certaines conditions, contribue à mettre en œuvre le droit de toute personne d’avoir une fin de vie digne ».
Petites Sœurs des pauvres, nous réaffirmons que mourir ou faire mourir ne rend pas la vie plus digne, que rien ne peut enlever la dignité d’une vie, pas même lorsque la maladie, le handicap, un regard ou l’absence de regard semblent le signifier.
- Le médecin, auquel la demande d’aide à mourir d’un majeur protégé a été adressée, doit prendre en compte, dans sa décision, les observations recueillies auprès de la personne chargée de la mesure de protection juridique.
- Du fait de la liberté d’association et de la liberté d’entreprendre, le responsable d’un établissement privé peut refuser que la procédure d’aide à mourir se déroule dans ses locaux, lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement.
Nous accueillons avec soulagement cette dernière réserve : elle va permettre à nos Maisons de poursuivre leur mission tout en demeurant dans la légalité.
En même temps, cette ultime réserve nous oblige encore plus à rechercher l’excellence dans l’accueil, les soins, les petits détails de la vie quotidienne, à être à la hauteur de la confiance, et cela avec nos faiblesses, nos pauvretés dans un contexte de ressources humaines très tendu.
C’est un nouveau défi pour être encore plus proches des personnes âgées démunies, pour les accompagner sur ce chemin de vie qui n’est pas toujours sans souffrances, de mettre tout ce qui est en notre pouvoir pour leur donner le goût de vivre avec dignité jusqu’à la fin, sans leur donner la mort qui ne nous appartient pas. Que chacune se sente reconnue et aimée.
Enfin cette nouvelle loi, nous oblige, nous, Petites Sœurs des pauvres qui avons fait « vœu d’hospitalité », à être encore plus « témoins de tendresse », « témoins d’Espérance », témoins de la joie de vivre avec les plus fragiles.
« Quand j’étais jeune, je n’étais pas malheureuse mais je ne savais pas où j’allais. Plus tard, adulte, je n’étais pas malheureuse mais je ne savais pas où j’allais. Mais maintenant que je suis ici, je suis vraiment heureuse… car je sais où je vais ! »
« Je veux vivre ma vieillesse comme une aventure inédite. Parce que si je la vis bien, ceux qui me suivent, auront envie de la vivre. »
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