Guerre en Ukraine : des armes anti-aérienne pour Kiev ; des sites militaires britanniques épiés par des drones
Les États-Unis ont donné leur feu vert vendredi à une vente de matériel de défense aérienne à l’Ukraine, pour un coût total estimé à 2,68 milliards de dollars. Selon le département d’État, le contrat porterait sur des missiles, des lance-missiles, des radars antidrones et d’autres équipements. En cas de conclusion, il serait financé par des contributions européennes et par des fonds de financement militaire étranger américains, alloués sous l’administration précédente.
Cette annonce intervient alors que Moscou intensifie ses frappes . Kiev, qui réclame régulièrement un soutien accru, subit une recrudescence d’attaques que ses défenses aériennes peinent à contenir, en raison de pénuries de munitions .
Des sites militaires britanniques ont été visés par des drones à plus de 300 reprises sur les 12 derniers mois, selon des données publiées samedi par le journal The Independant , sur fond d’escalade des tensions avec la Russie. Selon les chiffres obtenus par le quotidien, 340 incidents de sécurité ont été détectés impliquant des drones, sur ou à proximité de sites du ministère britannique de la défense au Royaume-Uni au cours des 12 mois ayant précédé août 2026.
En 2025, 250 incidents avaient été recensés, soit près du double des 126 enregistrés l’année précédente. Le ministère de la Défense n’a pas donné d’information sur l’origine de ces drones, mais ces incidents interviennent au moment où les pays européens dénoncent l’accroissement des attaques hybrides russes sur leur territoire.
Ces chiffres sont publiés alors que La Russie a convoqué vendredi la chargée d’affaires par intérim du Royaume-Uni pour protester contre la poursuite par Londres de « la hausse de ses livraisons de drones et d’autres systèmes d’armement » à l’Ukraine, a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.
Donald Trump a promulgué vendredi la loi imposant de nouvelles sanctions à la Russie à cause de la guerre en Ukraine, et visant en particulier le secteur de l’énergie russe.
Ce nouvel arsenal législatif cible pour la première fois la flotte fantôme russe, et vise également le président Vladimir Poutine, ainsi que d’autres hauts responsables russes. Il donne en particulier à Donald Trump le pouvoir d’imposer des droits de douane pouvant atteindre jusqu’à 100 % sur les cinq principaux aux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l’Inde.
La France a appelé vendredi Moscou « à revenir » sur sa décision de prendre le contrôle d’actifs d’entreprises européennes encore implantées en Russie comme Nestlé et Auchan, justifiée par le Kremlin par leur appartenance à des pays « inamicaux » . Selon un décret du président Vladimir Poutine publié jeudi, ces actifs ont été transférés sous « administration temporaire » d’une même société.
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 et les premières sanctions économiques décrétées par les Occidentaux, de nombreuses multinationales ont quitté la Russie, d’autres y ont suspendu leurs activités, et leurs actifs ont été saisis et transférés à des sociétés russes.
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