Pas de "septembre rouge" à la rentrée: le patron de Carrefour assure que "les prix alimentaires sont stables" et que les fournitures scolaires coûteront même moins cher
Le dirigeant souligne aussi que la rentrée sera douce au niveau du budget pour les fournitures scolaires. Pas de mauvaise nouvelle en vue pour les consommateurs français dans les rayons. Invité de RTL ce matin, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a évoqué l'évolution à venir des prix alimentaires, et selon lui, ils ne vont pas décoller à la rentrée.
Une nouvelle rassurante, alors que les prix à la consommation (qui incluent l'énergie, en très forte hausse depuis février) sont repartis à la hausse, selon l'INSEE : en juin, ils progressaient à un rythme d'1,8% sur un an, et en juillet, à un rythme de 2,1% sur un an . En particulier, les produits frais ont beaucoup augmenté (rythme de 3,8% en juillet). Avec un été fait de canicule et de sécheresses, les pertes agricoles devraient aggraver le problème, a confirmé Alexandre Bompard. "Les fruits et légumes ne sont pas stables, mais en augmentation pour certains segments. Les salades, les produits à tige, les produits d’été - il y a eu une forte demande et de la sécheresse, donc les prix augmentent."
Il promet que la grande distribution va "comprimer [ses] marges commerciales" pour éviter de répercuter les hausses - mais les tarifs entre agriculteurs et distributeurs sont négociés en hiver, et il n'y aurait en réalité donc aucune hausse à répercuter jusqu'à la fin de l'année puisque les prix sont déjà fixés. En revanche, les Français devraient consommer, selon lui, "des calibres différents". "L’agriculture est en adaptation absolue face à l’aléa climatique, qui n’est plus un aléa. Il y a une baisse des rendements et des calibres. Vous avez des radis, des pommes de terre qui sont plus petites , et que les consommateurs doivent accepter."
Pour autant, des baisses dans d'autres domaines sont enregistrées. C'est le cas, par exemple, pour les fournitures scolaires, dont le panier moyen va baisser de 14% (de 211 à 181 euros) selon l'association Familles de France. Et cette fois, Alexandre Bompard s'en attribue en partie le mérite, grâce au même système de négociations commerciales annuelles qu'évoqué plus haut.
"Les Français se sont habitués à un environnement de crise : la consommation tient, elle est assez solide, les Français essayent de se faire plaisir autant que possible", constate encore le patron. Selon les derniers chiffres de l'INSEE , la consommation des ménages en biens était stable au deuxième trimestre (-0,1%) après une baisse au premier trimestre (-0,7%).
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