DIRECT. Manifestation du 24 octobre : une manifestation interdite à Lyon ; dispositif renforcé
Un total de 174 personnes ont été incarcérées en France, en lien avec les violences et pillages de samedi, a indiqué à Marseille le ministre de la justice Gérald Darmanin, dans un bilan actualisé.
Ces « 174 incarcérations » , détention provisoire ou condamnations en comparution immédiate avec mandat de dépôt, « c’est un chiffre extrêmement important qui touche notamment des personnes qui n’ont jamais connu de casier judiciaire » , a estimé le garde des sceaux.
Sur quelque « 2 500 gardes-à-vue, il y a 917 personnes qui sont déférées avec poursuite » devant des tribunaux pour être jugées en comparution immédiate, a encore souligné Gérald Darmanin, jugeant que « le taux de poursuite est extrêmement important » .
Le gouvernement réunira lundi « l’ensemble des représentants de la communauté éducative » , « les régions et les lycéens » , « pour leur présenter une première série de décisions » en lien avec les revendications du mouvement de la jeunesse, a précisé le ministre de l’éducation nationale.
« Lundi matin, nous réunirons l’ensemble des représentants de la communauté éducative, ainsi que les régions et les lycéens, pour leur présenter une première série de décisions qui auront été prises, sur la question des effectifs des classes chargées au lycée, sur la question du remplacement, sur la question de la poursuite d’études et de Parcoursup » , système d’orientation pour les études supérieures, a déclaré lors des questions au gouvernement Édouard Geffray.
« Je crois que la responsabilité nous oblige à ne pas mentir aux gens. On ne va pas faire de fausses promesses » , a-t-il ajouté, affirmant qu’il répondrait « très précisément et de manière très chiffrée aux revendications qui s’expriment pour pouvoir apporter une réponse crédible » .
Après les violences et pillages du 17 octobre, l’important dispositif de sécurité pour la nouvelle journée de mobilisation sociale samedi prévoit des interdictions de manifester, le recours à des blindés, aux militaires de la force Sentinelle et aux unités d’élite de police et gendarmerie, selon le ministère de l’intérieur.
Mardi, Laurent Nuñez avait parlé de ces mesures lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Le ministre de l’intérieur détaillera le dispositif jeudi. Mais à ce stade, selon le ministère, trois types de mesures sont prévus : interdire les « manifestations porteuses de troubles » ; déployer des militaires de la force Sentinelle principalement « affectés à des missions de sécurisation statique » ; renforcer les moyens et « adapter la doctrine ».
Les services de renseignement estiment que « des mouvements de casseurs extrêmement mobiles, y compris d’ultragauche, sont possibles samedi » . Seront donc mobilisés samedi « le GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), la BRI (Brigade de recherche et d’intervention, unité d’élite de la police) et le Raid (unité d’intervention spécialisée de la police), ainsi que les hélicoptères, les Centaure (blindés de la gendarmerie) et les engins lanceurs d’eau » .
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