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Royaume-Uni. Elle subit onze années de chimiothérapie pour soigner un cancer qu'elle n'avait pas

Le Progrès ·
Royaume-Uni. Elle subit onze années de chimiothérapie pour soigner un cancer qu'elle n'avait pas

La Britannique Becky Jones n'avait que 21 ans lorsqu'un oncologue reconnu lui a annoncé qu'elle souffrait d'une tumeur au cerveau incurable. Mais il s'était trompé.

La Britannique Becky Jones n'avait que 21 ans lorsqu'un oncologue reconnu lui a annoncé qu'elle souffrait d'une tumeur au cerveau incurable, et qu'il ne lui restait que quelques mois à vivre, a rapporté lundi la BBC.

C'était en 2012. Elle venait tout juste de rencontrer son compagnon et rêvait d'une carrière dans la police, mais son avenir s'annonçait soudain bien sombre.

Ce diagnostic, posé par un médecin de l'hôpital universitaire de Coventry, au Royaume-Uni, a engendré à partir de 2013 onze années de chimiothérapie qui ont bouleversé sa vie. Au cours de son traitement, elle a souffert de nausées, d'une grande fatigue et a vécu dans l'angoisse permanente d'une mort prochaine.

Seulement voilà : Becky Jones n'a jamais eu de cancer au cerveau. Aujourd'hui âgée de 34 ans, elle a appris en 2024 qu'elle n'avait jamais eu de tumeur, mais une inflammation du cerveau qui aurait pu être traitée par des corticoïdes.

Cette mère de deux enfants figure parmi les plus de 40 patients ayant engagé des poursuites judiciaires contre l' hôpital universitaire de Coventry pour des traitements anticancéreux prolongés ou injustifiés.

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« On m'a répété inlassablement que j'allais mourir si je ne suivais pas la chimiothérapie », a-t-elle déclaré. Son traitement lui imposait de prendre du témozolomide pour le restant de ses jours, alors même que la posologie préconisait seulement six cycles de traitement sur une période de six mois.

Lorsqu'elle a remis en question les résultats de plusieurs examens d'imagerie qui ne semblaient révéler aucune tumeur, le spécialiste lui avait répondu, selon elle, que celle-ci n'était pas « visible à l'œil nu ».

Ce n'est que bien plus tard, alors que les cas de cancer liés à son médecin, qui était entretemps parti à la retraite, étaient réexaminés, qu'elle a découvert la vérité sur sa maladie, en consultant un autre docteur.

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