RÉCIT. « Le moral est au plus bas » : canicules et sécheresse font vivre un été catastrophique à l’agriculture française
Tous les territoires, toutes les productions… Cet été 2026, marqué par les canicules à répétition et la sécheresse, frappe durement l’agriculture française. De lourdes pertes financières sont attendues, alors que le moral est au plus bas chez beaucoup d’agriculteurs.
Une surmortalité inédite dans les élevages, 35 % de pertes sur les salades, plus de 40 % sur les petits pois, 60 % sur les cultures de brocoli, jusqu’à 100 % pour l’artichaut, les groseilles ou les myrtilles… La liste des dégâts infligés par les canicules et la sécheresse à l’agriculture française est longue. Trop longue. Nous sommes en train de vivre l’une des plus grandes catastrophes agricoles depuis 1945, voire la plus importante , estime même l’agroclimatologue Serge Zaka.
1976 était jusqu’ici l’année noire de référence pour beaucoup d’agriculteurs. Il y a de grandes chances que ce soit désormais 2026. Une annus horribilis pour le monde agricole, dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences, mais qui affecte déjà les sols, les animaux et les esprits.
La première gifle caniculaire est donnée dès la fin du mois de mai. Une précocité inédite qui n’augure rien de bon, après un hiver très pluvieux et un début de printemps très sec dans certains territoires.
Ce sont des changements brusques pour la végétation, avec des impacts potentiellement importants. Certains fruits peuvent stopper leurs cycles, les rendements peuvent être affectés pour les grandes cultures… , prévient alors Iñaki García de Cortázar-Atauri, agronome spécialiste de l’impact du changement climatique sur l’agriculture....
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