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Inflation, gel des salaires, répression policière, manque de prof…Une journée de toutes les colères, samedi 17 octobre

Ouest-France ·
Inflation, gel des salaires, répression policière, manque de prof…Une journée de toutes les colères, samedi 17 octobre

Le ras-le-bol de la « vie chère » et la colère des lycéens, voire celle des agriculteurs, peuvent-ils converger ? Les gilets jaunes veulent « reprendre la rue » samedi 17 octobre en fédérant des revendications multiples dont celles des jeunes, fer de lance de la contestation sociale.

Depuis des semaines, des appels à ressortir le 17 octobre les gilets jaunes emblématiques des années 2018-2019 circulaient sur les réseaux sociaux mais ils ont enflé ces derniers jours, nourris par la colère des lycéens.

Jeudi 15 octobre les principales organisations de jeunesse mobilisées depuis mi-septembre pour de meilleures conditions d’apprentissage et contre Parcoursup ont appelé à rejoindre la mobilisation.

Les organisateurs des marches pour le climat du 26 septembre dernier, la Confédération paysanne, l’intersyndicale des VTC ou encore le syndicat Solidaires en seront également. La CGT, un peu plus prudente, participera « partout où les conditions seront réunies » et entend « empêcher les tentatives de détournement par l’extrême droite de cette journée de lutte sociale ».

Un appel intitulé « jaunes et jeunes » sur 17octobregiletjaune.net exhorte « Gilets jaunes, Gen Z, Indignés, paysans, pompiers, ouvriers, profs, soignants, défenseurs du climat, habitants des quartiers, retraités » à faire converger leurs revendications.

> A LIRE AUSSI : À Angers, le mouvement lycéen « ne lâche rien » et se projette déjà vers une mobilisation samedi 17 octobre

On a tous eu le même réflexe en voyant les violences de la police contre des lycéens

Hausse du coût de la vie, et particulièrement des carburants, gel des allocations et des salaires des fonctionnaires dans le projet de budget, répression policière, critique d’une démocratie où « on vote tous les cinq ans et où, le reste du temps, il faudrait la fermer », fermeture de services publics, manque de professeurs, dénonciation du capitalisme qui « exploite le vivant » : la liste des revendications de cet appel tente d’englober toutes les colères.

« On ne s’est pas concerté en amont avec les autres figures pour appeler à manifester mais on a tous eu le même réflexe en voyant les violences de la police contre des lycéens », assure François Boulo, figure des gilets jaunes qui appelle à manifester samedi, comme d’autres visages médiatiques du mouvement (Jérôme Rodrigues, Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle…)

Un moment important où s’exprimeront au même moment l’exaspération aiguë de très nombreux secteurs de la société

Samedi, un cocktail de manifestations dans les villes, blocages, barrages filtrants ou rassemblements sur des ronds-points, ponts, stations-service, péages, gares, raffineries, dépôts pétroliers, est prévu. Une carte collaborative en recensait jeudi plus de 1 000 dans toute la France.

Les autorités, qui s’attendent à des mouvements sociaux jusqu’à la présidentielle et notent le caractère très hétéroclite de cette mobilisation, identifiaient jeudi 250 actions envisagées.

> LIRE AUSSI : Manifestations du 17 octobre : trois points de rassemblement annoncés dans les Deux-Sèvres pour quelle participation ?

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dit jeudi redouter des violences.

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