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Élection présidentielle : Boris Vallaud apporte son soutien à Raphaël Glucksmann

La Croix ·
Élection présidentielle : Boris Vallaud apporte son soutien à Raphaël Glucksmann

Un ralliement de poids : le chef des députés socialistes Boris Vallaud a annoncé jeudi 27 août qu’il soutiendrait le candidat de Place Publique Raphaël Glucksmann au sein de la primaire de la gauche socialiste et démocratique pour la présidentielle, à la veille des journées d’été du PS à Blois.

« Je fais le choix de soutenir la candidature qui me paraît la plus sérieuse en ne me posant qu’une question : qui est le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel ? À cette question je réponds par le nom de Raphaël Glucksmann » , explique Boris Vallaud dans cette lettre, publiée dans le média des socialistes le Nouveau Populaire.

Alors que le premier secrétaire du PS Olivier Faure ne s’est pas encore déclaré pour cette primaire prévue les 9-10 et 16 au 17 octobre, cette annonce grossit les rangs de l’eurodéputé, qui compte déjà parmi ses soutiens d’autres socialistes, comme Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, ou les maires de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol ou de Montpellier Michaël Delafosse.

Boris Vallaud, qui avait soutenu Olivier Faure lors du dernier congrès avant d’en devenir le plus farouche opposant , lui reprochant notamment une gestion solitaire du parti, marque une fois de plus sa défiance vis-à-vis du premier secrétaire, qu’il a mis en minorité en juin au moment du choix de la primaire.

En plus de Raphaël Glucksmann, trois socialistes sont déjà sur les rangs de la primaire : les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, et la finaliste de l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. Sans compter d’autres prétendants hors primaire comme le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane et surtout l’ancien président François Hollande, qui n’est toutefois pas officiellement candidat.

Tout en estimant qu’aucune candidature à la primaire « n’est illégitime » , le député des Landes s’interroge : « Sont-elles guidées par la seule question qui vaille, sans amour-propre : Où est l’intérêt du pays ? » . Lui-même admet s’être longuement interrogé cet été sur sa possible candidature, et « ce fut difficile » . Il a finalement choisi « une réponse de responsabilité : je ne serai pas candidat à la désignation militante » , admettant n’être « pas le mieux placé pour l’emporter » et qu’il ne ferait « qu’ajouter de la division à la confusion » .

S’il reconnaît n’être « probablement pas » d’accord sur tout avec celui qui est à la tête du groupe PS-Place publique au Parlement européen, il assure qu’ils se rejoignent « sur l’essentiel » . « Je connais ses qualités, la sincérité de son engagement, son intelligence, sa détermination. Un homme honnête, lucide sur lui-même quand tant d’autres sont aveuglés d’eux-mêmes et de leurs certitudes » , lance-t-il.

Boris Vallaud peut déjà se féliciter d’une convergence : Raphaël Glucksmann a fait sien dans ses interviews le thème de « la démarchandisation » de la société, porté depuis des mois par le député des Landes. Et alors que l’eurodéputé est parfois accusé d’être « déconnecté » des Français, Boris Vallaud dit venir dans sa campagne « avec (sa) gauche populaire, républicaine, rurale et ouvrière » .

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