lundi 12 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› F1. Kimi Antonelli sacré champion du monde dès le Grand Prix des États-Unis si…› La mort d’un dauphin transféré du Marineland d’Antibes vers l’Espagne provoque la colère des associations› Fini l’ID.4 : voici le nouveau Volkswagen ID. Tiguan électrique› La revue de presse internationale, émission du lundi 12 octobre 2026› Le corps des femmes n'est pas "une machine à fric": Carine s'est suicidée, une opération a gâché sa vie, alerte son mari› Taxe sucre : "rien à faire dans cette galère" (FNIL)› Actualité : IPTV, streaming illégal : Canal+ réclamait 50 000 € par jour et par site pirate, la justice dit non› Avant le Black Friday : 20 offres tech jusqu'à -43%, de la TV Mini LED Samsung au PC portable gamer› Marshals : ce clin d’œil n’a pas échappé aux fans... Quel personnage clé de Yellowstone apparaît dans l’épisode 2 ?› Dette : la France au bord du défaut ?› F1. Kimi Antonelli sacré champion du monde dès le Grand Prix des États-Unis si…› La mort d’un dauphin transféré du Marineland d’Antibes vers l’Espagne provoque la colère des associations› Fini l’ID.4 : voici le nouveau Volkswagen ID. Tiguan électrique› La revue de presse internationale, émission du lundi 12 octobre 2026› Le corps des femmes n'est pas "une machine à fric": Carine s'est suicidée, une opération a gâché sa vie, alerte son mari› Taxe sucre : "rien à faire dans cette galère" (FNIL)› Actualité : IPTV, streaming illégal : Canal+ réclamait 50 000 € par jour et par site pirate, la justice dit non› Avant le Black Friday : 20 offres tech jusqu'à -43%, de la TV Mini LED Samsung au PC portable gamer› Marshals : ce clin d’œil n’a pas échappé aux fans... Quel personnage clé de Yellowstone apparaît dans l’épisode 2 ?› Dette : la France au bord du défaut ?
Culture

Faire danser les fantômes avec Natalie Adler

France Culture ·
Faire danser les fantômes avec Natalie Adler

Un nouveau roman au programme de cette semaine spéciale littérature américaine, à l'occasion du festival America : "En attendant Marky Moon", plongée glaçante et fantasque dans le New York ravagé par le sida.

En attendant Marky Moon , publié chez Phébus dans une traduction de Caroline Bouet, est le premier roman de Natalie Adler, dont j’apprends qu’elle travaille à New York dans une publication féministe, et qu’elle sera présente à Vincennes pour parler de son livre au festival America. Un récit enlevé, bourré de dialogues humoristiques, de personnages hauts en couleur, et de péripéties fantasques - un roman pourtant qui raconte le Sida à New York au milieu des années 80: et cette manière osée de raconter la maladie, qui surprend d’abord, convainc très vite, tant elle apporte un nouveau regard sur cette période douloureuse et souvent traitée autrement par la fiction.

Ça se passe dans l’East Village crade de 1984. Renata pleure son meilleur ami, Mark, un énième de son cercle proche à être mort de cette maladie nouvelle dont personne ne comprend encore bien comment elle fonctionne. Elle n’a pas pu lui dire adieu, et trimballe chez elle, dans des soirées avec des amis, dans ses nuits avec sa nouvelle amante, la culpabilité et la peine. Elle attend un signe de Mark qui ne vient pas. Car Renata a un don, ou une malédiction : elle voit des fantômes. Dans la rue, dans la cage d’escalier, jusque chez elle, des inconnus et des proches morts la visitent, parfois lui parlent, parfois se contentent de la regarder avec une mine épouvantable : c’est envahissant, difficile à partager avec autrui, et pas hyper pratique surtout quand le seul qu’on voudrait voir ne prend pas la peine de se pointer. Un jour Renata comprend qu’elle n’est pas la seule à voir des fantômes, il y a même des chasseurs de fantômes, dans son quartier populaire en pleine révolution immobilière qui par ailleurs est en train de perdre un certain nombre de ses habitants.

C’est donc moins un drame qu’une comédie et c'est un livre qui a quelque chose de très cinématographique, ou même de télévisuel, avec ses chapitres courts et son rythme effréné, son écriture très pop, et ce titre en référence à un hymne punk signé du groupe Television en 1977. Natalie Adler, qui n’a pas elle-même connu cette époque livre un roman qu’on pourrait dire irrévérencieux sur un sujet souvent traité avec une gravité et une solennité proportionnelles à celles qui ont manqué dans les médias ou dans la culture majoritaire au moment où le sida emportait des milliers de personnes.

Et c’est vrai qu’à la lecture des premières pages, on s’interroge devant cette espèce de liberté prise avec le traitement habituel du sida, mais aussi de la gentrification new-yorkaise, deux sujets qu’abordent par exemple la très bonne série de David Simon The Deuce , elle du côté du naturalisme et du drame.

Lire l'article complet sur France Culture ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.radiofrance.fr — le contenu appartient à France Culture.

Plus de France Culture

Tout voir ›

Plus dans Culture

Tout voir ›