« Chaque seconde est bonne à prendre » : on vous donne 10 astuces pour faire une pause vraiment ressourçante au travail
La plupart des travailleurs ont repris le chemin du bureau, de l’atelier ou encore de l’unité de production. Et pour une bonne partie d’entre eux, travail rime avec écran, sédentarité, stress, voire environnement bruyant. D’où l’intérêt de faire des pauses et qu’elles soient efficaces. « Il faut déconstruire les tabous : je ne suis pas un fainéant si je fais une pause. Les plus performants prennent soin d’eux », insiste Sophie Geilenkirchen, experte du bien-être au travail, citant notamment le cas des nombreux athlètes adeptes de la méditation et autres micro-siestes. L’édition du soir l’avait interrogée en septembre 2024.
Après vingt ans dans la finance et le management, cinq ans comme DRH puis directrice d’une holding, la Belge a fondé la société WorkInJoy en 2015. « Ce qui est ressorti de mes expériences, c’est que les gens sont fatigués et qu’on se déleste d’un potentiel et d’un épanouissement », observe-t-elle.
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Pour elle, pas de doute, la pause s’impose. C’est pourquoi elle aménage, dans des entreprises de différentes tailles ou des hôpitaux, des salles dédiées, avec des fauteuils massants, des environnements zen ou encore de l’aromathérapie. « Quand je me suis lancée, soit tu étais un bisounours, soit tu étais un performeur. Mais on peut mixer bien-être et performance. C’est du gagnant-gagnant. Je prends soin de toi et tu fais rejaillir ton bien-être dans l’entreprise. »
Si elle précise qu’il y a autant de façons de faire une pause que de personnes, Sophie Geilenkirchen en a sélectionné dix facilement applicables par le plus grand nombre. « Le message de base c’est : écoutez-vous. Le meilleur GPS est votre ressenti, pour savoir si vous avez besoin d’évacuer le stress, détendre vos muscles ou de vous réénergiser. »
Si votre journée de travail ne permet pas de prendre de longues pauses, il est tout de même intéressant de s’arrêter quelques instants. « Chaque seconde est bonne à prendre, insiste l’experte. C’est comme pour le sport. Monter un escalier est moins efficace que d’en monter dix, mais c’est déjà ça. Si je « bugue » devant mon PC, c’est bien de prendre trois minutes et de sentir son rythme cardiaque baisser. »
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« Ça permet de se lever, de penser à autre chose qu’à ses dossiers, de se reposer les yeux », introduit l’ex-DRH. Et puis s’occuper de plantes, quand elles s’épanouissent, apporte de la satisfaction. « Le cerveau ne fait pas toujours la différence entre être dans la nature et regarder la nature. Ça génère de l’endorphine. Ça peut devenir un rituel. »
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Ici, l’idée, inspirée de la psychologie positive, est de vous encourager à focaliser sur ce qui est a bien fonctionné. Un bon moyen de lutter contre notre nature pessimiste. « Nous avons tendance à retenir ce qu’on nous a reproché », constate Sophie Geilenkirchen. Les succès peuvent par exemple être recensés dans un carnet, qui peut être consulté à tout moment pour se rassurer.
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