En Birmanie, une frappe aérienne sur un monastère fait 14 morts
Les frappes aériennes continuent de cibler des civils en Birmanie , où la guerre civile fait rage depuis plus de cinq ans. L’ armée birmane a ciblé ce vendredi 21 août 2026 un monastère au centre du pays, près de la commune de Myaung, selon l’ Agence France-Presse (AFP) . À l’occasion du carême bouddhique, des dizaines de civils y étaient regroupés : quatorze d’entre eux sont morts, dont trois femmes et onze femmes.
« Comme le veut notre tradition pour le carême bouddhique, des personnes âgées étaient entrées pour trois mois au centre de méditation », a expliqué à l’ AFP ce vendredi Nway Oo Myaung, un rebelle pro-démocratie ayant participé à l’évacuation des corps. « Les victimes avaient entre 50 et 70 ans », a-t-il ajouté. « Ce n’était pas une erreur de cible, ils ont intentionnellement attaqué un monastère », aux alentours de 9 h là-bas, soit 2 h en France le vendredi 21 août.
Un second combattant local, s’exprimant sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité, a confirmé ce samedi 22 août le bilan humain de la frappe aérienne. « Cinq des morts venaient de notre village et les neuf autres de villages voisins », a-t-il dit. « Alors que nous tentions de secourir des gens, l’appareil est revenu bombarder une seconde fois ». L’ AFP n’a pas réussi à entrer en contact avec l’armée birmane pour le moment.
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Plus de 100 000 personnes ont été tuées, tous camps confondus, depuis le début de la guerre civile en Birmanie, déclenchée en 2021 par un coup d’État militaire qui a renversé le gouvernement élu d’ Aung San Suu Kyi . Ce bilan reste une estimation basse, alors que l’armée birmane verrouille toute information.
Mais les analystes comme l’ONG américaine Acled , qui répertorie les incidents rapportés par les médias partout dans le monde, estiment que ce conflit est actuellement le plus meurtrier d’Asie.
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