Une enseignante agressée par un enfant de 8 ans, le ministre de l'Éducation nationale évoque un élève "très handicapé" qui a "explosé de colère"
Après l'agression d'une enseignante à Évry-Courcouronnes (Essonne) mi-septembre, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray réagit, évoquant des propos et des gestes "inqualifiables" mais un enfant qui n'a pas pris conscience de l'agression en raison d'un "handicap très lourd".
Le groupe scolaire Jacques-Tati est en grève depuis mardi 23 septembre en raison de l'agression d'une professeure des écoles le 11 septembre dernier. Ce jour-là, un garçon de 8 ans présentant des troubles psychologiques s'en prend à une camarade de classe qui se retrouve avec le menton et le genou en sang.
L'enseignante lui demande alors de s'excuser et l'avertit d'un signalement au directeur. "En réponse, l'enfant est parti en live", a témoigné la professeure chez nos confrères du Parisien . "Il s'est mis à me crier dessus 'je vais te tuer, je vais t'égorger', en faisant le geste."
L'enfant la fait ensuite tomber au sol et lui assène plusieurs coups de poing. L'enseignante recevra sept jours d'incapacité totale de travail. Selon l'académie de Versailles, elle a porté plainte.
Si Édouard Geffray ne change pas de ligne directrice ("On ne touche pas à un professeur", a-t-il répété), il a souligné ce jeudi 24 septembre face aux journalistes une situation très particulière. "On n'est pas dans l'hypothèse d'un enfant qui est en pleine connaissance de cause, qui, de manière pleinement consciente, aurait voulu agresser un professeur. Ce n'est pas un phénomène construit et parfaitement conscient", assure-t-il.
Selon le ministre de l'Éducation nationale, l'élève, "très handicapé", a "explosé de colère" et a "commis des actes et tenus des propos qui, dans les deux cas, sont inqualifiables".
L'enfant avait déjà reçu une notification pour être accueilli en Institut thérapeutique éducatif et pédagogique (Itep), des structures spécialisées pour prendre en charge les enfants, adolescents et jeunes adultes ayant des troubles psychologiques, mais n'avait pas encore réussi à obtenir une place.
Une équipe éducative a déjà été réunie "afin d’adapter l’emploi du temps de l’élève concerné" en attendant, a indiqué quant à elle l'académie de Versailles. "Par ailleurs, les enseignants spécialisés de la circonscription ont été mobilisés pour apporter un appui pédagogique."
Des recrutements d' AESH sont également en cours au niveau de la DSDEN, avec une "priorité d’affectation" pour le groupe scolaire Jacques-Tati."
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