Séisme, avalanche… Comment les inondations monstres se sont déclenchées au Népal
Un grondement, puis une vague de boue et de roches qui dévale la vallée à toute vitesse. Dans une zone frontalière entre le Népal et le Tibet, au cœur de l’Himalaya , une vague géante a emporté des maisons, des routes et des ponts en quelques minutes ce mercredi 26 août.
Selon un premier bilan des autorités locales, l’évènement a fait au moins 160 morts. Plusieurs centaines de touristes, dont de nombreux étrangers, sont portés disparus. Les images de la catastrophe sont particulièrement impressionnantes. Mais comment une telle quantité d’eau et de débris a-t-elle pu déferler aussi brutalement dans cette vallée himalayenne ?
Les scientifiques cherchent actuellement à reconstituer précisément le déroulement de la catastrophe. Ils vont notamment analyser des images satellites et les précipitations enregistrées pour mieux comprendre les causes de l’événement. Au fil des heures, de premiers éléments semblent toutefois se préciser. Le HuffPost fait le point.
Peu de temps après la catastrophe, le ministre népalais des Affaires étrangères, Shishir Khanal, a indiqué qu’un séisme a frappé la région vers 8 h 37 heure locale. Il a précisé que, selon les premières informations en sa possession, ce séisme avait ensuite déclenché une avalanche , qui avait engendré une crue éclair.
Quelques heures plus tard, l’Institut d’études géologiques des États-Unis a confirmé que l’équivalent d’un séisme de magnitude 5,2 a été enregistré dans ce secteur. Cependant, « les secousses n’étaient pas dues à un tremblement de terre, mais plutôt à un glissement de terrain exceptionnellement puissant » , a-t-il précisé, rapporte CNN. Prudence donc. L’enchaînement des évènements reste à préciser.
Il est toutefois hautement probable qu’une importante masse de glace se soit détachée en altitude. « Des responsables du département népalais de météorologie et d’hydrologie m’ont indiqué que certaines images qu’ils ont vues montrent un énorme bloc de glace (peut-être une partie d’un glacier) qui semble s’être détaché d’une montagne du côté tibétain, entraînant avec lui des roches et d’autres sédiments » , a indiqué le correspondant environnement de la BBC.
Or lorsqu’une grande quantité de glace se détache ainsi « elle va fondre et former un apport d’eau extrêmement important qui va ensuite créer ce qu’on appelle “une lave torrentielle”, c’est-à-dire une quantité d’eau extrêmement importante qui dévale la vallée » , a indiqué à France 2 Étienne Berthier, glaciologue au CNRS.
Reste à déterminer le parcours de cette masse d’eau, d’éventuelles rencontres avec des lacs, des barrages, qui auraient pu encore renfoncer la puissance de sa course.
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson d’été au Népal et dans toute l’Asie du Sud, qui s’étend justement de juin à septembre. En juillet 2025, 17 personnes avaient disparu après un glissement de terrain près de Gyirong. L’année précédente, la rupture d’un lac glaciaire avait ravagé les alentours de Katmandou au Népal.
Selon les scientifiques, le changement climatique accroît l’intensité et la fréquence de tels événements.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.huffingtonpost.fr — le contenu appartient à Le HuffPost.