"Nous allons chérir, aider et veiller" sur l'IA: alors que les appels à ralentir se multiplient aux États-Unis, Donald Trump s'en prend aux détracteurs de l'intelligence artificielle et annonce la création d'une force dédiée
Donald Trump s'en est vivement pris, samedi, aux détracteurs de l'intelligence artificielle, affirmant qu'il n'accepterait rien qui puisse faire obstacle au développement de cette industrie tout en annonçant la création à venir d'une force dédiée. Donald Trump a durci le ton samedi à l'encontre des détracteurs de l'intelligence artificielle . "Nous n'entraverons ni ne freinerons en aucune manière la croissance de cette incroyable industrie", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, au moment où les appels à ralentir le développement de l'IA se multiplient aux États-Unis face aux inquiétudes sur la dangerosité de cette technologie.
Accusant les élus démocrates de diffuser de fausses informations sur le sujet dans l'objectif d'obtenir la "décimation ou destruction" de l'IA, le républicain a assuré qu'il ne "laisserai(t) pas cela se produire".
Le président américain a également annoncé la création d'une "Force IA" sur le modèle de la United States Space Force, la sixième branche des forces armées qu'il avait créée lors de son premier mandat, sans préciser sa nature ni les missions qui lui seront confiées. "J'annoncerai très prochainement la nomination d'un "tsar" de l'IA", a-t-il ajouté.
Grand partisan de l'intelligence artificielle, le président américain a critiqué à plusieurs reprises les voix alertant sur ses risques et refuse de mettre en place des régulations plus contraignantes. Et ce malgré l'appel à ralentir du patron d'Anthropic , Dario Amodei, auquel se sont ralliés Elon Musk et Sam Altman (OpenAI).
Cette mise en garde est survenue après l'avertissement devenu viral de Jacob Coxon , salarié démissionnaire d'Anthropic et ancien d'OpenAI, sur les dangers de l'IA pour l'humanité toute entière . Mais aussi après une série d'incidents qui ont vu des IA sortir spontanément de leur milieu confiné pour aller sur internet et attaquer sites et plateformes. Cette semaine, le Wall Street Journal a révélé que le modèle d'IA de Google, Gemini, a par exemle pénétré en mai dans des systèmes informatiques extérieurs en devinant des identifiants avant de s'arrêter de lui-même. Une information confirmée vendredi par l'entreprise.
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Le sujet est politiquement épineux sur le plan national pour Donald Trump. Le républicain compte parmi ses soutiens des grands promoteurs de l'IA, mais fait face avec le camp conservateur à de plus en plus de mobilisations locales contre l'implantation des gigantesques centres de données ("data centers") nécessaires au développement du secteur. Le sujet s'est invité dans la campagne pour les élections législatives de mi-mandat qui se dérouleront en novembre prochain aux Etats-Unis, et qui pourraient coûter le contrôle du Congrès aux républicains, le parti du président.
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