310 km d’autonomie pour 23 000 € : Suzuki pourrait exporter sa kei car électrique pour concurrencer la Twingo
Suzuki pourrait étendre sa gamme électrique l’année prochaine en exportant une kei car initialement réservée au Japon. Avec ses 310 km d’autonomie, l’e-Sky conservera un format réduit pour devenir la compagne parfaite en ville.
Est-ce la fin des inepties ? Alors que l’électrification a poussé les constructeurs à produire toujours plus gros et toujours plus cher, Suzuki tente une manœuvre originale avec l’e-Sky, sa kei car électrique. Initialement prévue pour le Japon , l’auto pourrait finalement débarquer en Europe pour rivaliser avec les petites citadines. Raisonnable sous tous rapports, le véhicule refuse la course à la surenchère pour revenir à la raison. Pour le meilleur ?
L’e-Sky coche en tout cas les cases de la voiture raisonnable avec un format riquiqui : ses 3,40 mètres de long, 1,48 mètre de large et 1,63 mètre de haut minimisent sans peine son empreinte au sol. C’est plus petit que la Renault Twingo et c’est bien cela qui lui permet au Japon de bénéficier d’ importants avantages fiscaux . Sa potentielle arrivée en Europe est très intéressante dans la mesure où la création d’une catégorie dédiée aux voitures électriques légères est encore débattue.
La japonaise pourrait alors inaugurer ce nouveau segment avant les acteurs historiques que sont Fiat et Citroën. Les dernières rumeurs indiquent en effet que le Royaume-Uni et l’Italie feraient partie des premiers pays à recevoir la petite Suzuki en 2027. Notons que le modèle en illustration est bien la version de série qui se montre très proche du concept Vision e-Sky présenté l’année dernière au Salon de l’Automobile de Tokyo.
Si le prototype revendiquait à l’époque environ 270 km d’autonomie, les informations les plus récentes estiment désormais le rayon d’action à environ 310 km . Précisons que le protocole de mesure de l’autonomie n’a pas été mentionné par Suzuki, ce qui rend ce chiffre assez approximatif. La nature des batteries est pareillement inconnue, que ce soit pour leur capacité ou leur provenance. Possible néanmoins qu’elles viennent de chez BYD.
En effet, l’e-Vitara utilise déjà des batteries LFP fournies par BYD. Il ne serait donc pas étonnant que l’e-Sky fasse de même. Dans tous les cas, une telle portée ne prédestine naturellement pas l’e-Sky à un usage sur autoroute. Son dada restera les trajets du quotidien entre la maison et le travail. De quoi compléter pertinemment la gamme électrique du constructeur, qui se résume pour l’instant à l’e-Vitara susmentionné.
Il était temps, car ce dernier souffre de prestations très… moyennes. Le prix pourrait d’ailleurs être un autre motif de satisfaction car les rumeurs les plus récentes mentionnent un tarif sous les 20 000 £ au Royaume-Uni, soit environ 23 300 € .
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