Notre enquête. Tournages de cinéma : une bonne affaire pour nos territoires ?
Alexandra Lamy porte un sac de trek flambant neuf et serre nerveusement ses bâtons de marche. À dix mètres, adossé contre la façade de la cathédrale, le jeune acteur qui joue Adam, capuche rabattue, a les mains calées au fond de son sweat trop large. L’actrice respire un grand coup pour se mettre dans le personnage, puis se lève face à la caméra… On entend « action » ! Nous sommes au Puy-en-Velay, lors du tournage du film « Compostelle ».
Nos régions ont la cote auprès des cinéastes. Des monts du Jura aux ruelles du Vieux Lyon, en passant par les villages de Haute-Loire ou les vignes de Côte-d’Or, les camions de régie font désormais partie du décor. Bien après le départ des équipes et le générique de fin, la magie opère souvent sur les spectateurs. Un plan marquant, une lumière particulière, et voilà qu’un décor de fiction devient une destination de week-end.
Ce phénomène est loin d’être nouveau. En 1969, un simple cadrage sur la basilique de Fourvière ancrait définitivement Lyon dans « L’Armée des ombres » de Melville. Près de soixante ans plus tard, la ville continue d’attirer les caméras, à l’image du tournage de « La Bataille De Gaulle. »
En Côte-d’Or, ce sont les décors cultes de « La Grande vadrouille » qui attirent encore les curieux aujourd’hui. Le film rend toujours aussi fiers tous les Bourguignons. Le tournage en décor naturel a mis en avant Meursault, les Hospices de Beaune, Vézelay, La Rochepot, des paysages et villages emblématiques qui ont apporté leur authenticité à la magie du film.
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