Près de Nantes, les agriculteurs accablés par la sécheresse : “Il n’a pas plu depuis mai”
Au milieu de son champ, Franck Leffray, la mine grave, s’agenouille pour inspecter ses rangs de chou chinois. De loin, tout a l’air normal, mais sur chaque plant, des feuilles sont jaunies ou brunies par le soleil, et les cœurs sont vides, faute d’avoir eu assez d’eau pour pousser.
“On pourra en sauver 40 %, et ce qui reste se vendra en partie en dernière qualité, donc pour presque rien” , annonce le maraîcher de 62 ans.
Un peu plus loin, dans son champ de rhubarbe, la même scène se répète, en pire : alors qu’il est normalement difficile de circuler entre les allées en cette saison, les plantes sont rachitiques, quand elles ne se dessèchent pas carrément sur le sol. “Pas la peine de récolter, j’essaie juste de les garder en vie pour l’an prochain.”
“Il n’a pas plu ici depuis le mois de mai, je n’aurais jamais pu imaginer ça”, s’exclame le maraîcher, installé dans le village de La Planche depuis 1992. Pourtant, ses champs sont situés au sud de Nantes, une région aux étés habituellement doux et pluvieux, grâce au climat océanique.
Depuis le mois de mai, la France fait face à une sécheresse historique, alors que l’été 2026 est en passe de devenir le plus chaud jamais enregistré. Près de 1 400 petits cours d’eau sont à sec ou en rupture d’écoulement, soit 43 % de ceux surveillés par
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Sciences. Les plus grands arbres ne sont pas plus vulnérables à la sécheresse
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