Madgalena Andersson, la «Merkel suédoise», veut revenir au pouvoir après sa victoire aux législatives
Le bloc de gauche emmené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson a remporté jeudi 17 septembre les élections législatives ultra-serrées de dimanche en Suède, selon un décompte de l'autorité électorale. Avec 176 sièges, le bloc de gauche devance de très peu celui de droite (173), du Premier ministre conservateur sortant Ulf Kristersson. Ce dernier a annoncé sa démission. C'est désormais au président du Parlement qu'il revient de mener les prochaines étapes en vue de la formation d'un nouveau gouvernement. Les négociations s'annoncent difficiles pour Magdalena Andersson qui espère bien faire son retour à la tête du pays après un court mandat en 2022.
La leader sociale-démocrate Magdalena Andersson a promis ce 17 septembre un « gouvernement qui fait avancer la Suède » après sa victoire aux élections législatives. À l'issue de plusieurs jours de décompte, le bloc de gauche a été déclaré vainqueur du scrutin de dimanche, provoquant la démission du Premier ministre conservateur, Ulf Kristersson.
Avec 176 sièges, la coalition de gauche emmenée par Magdalena Andersson ne devance que d'une courte tête le bloc d'Ulf Kristersson, qui compte 173 élus. La quinquagénaire rêve d'un retour à la tête du gouvernement depuis qu'elle a quitté le pouvoir en 2022. Mais à priori, explique Louis Clerc, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Turku en Finlande et spécialiste des pays nordiques : « Elle n'aura pas les mains entièrement libres pour faire passer les mesures de gauche de sa politique. Si elle arrive à former une coalition, elle va devoir gouverner avec le Parti du centre qui a certaines idées semblables aux siennes, mais aussi des idées qui le rapprochent des partis de droite. Magdalena Andersson va donc devoir faire des compromis ».
Éphémère Première ministre en 2022, la sociale-démocrate au caractère bien trempé, réputée pour être têtue, pragmatique et directe, veut opérer son comeback à la tête de la Suède. Cette économiste de 59 ans est d'abord une fervente défenseure de l'État-providence emblématique des pays scandinaves, avec un franc-parler qui séduit de nombreux Suédois.
« L'État-providence nordique, c'est quelque chose qui a une réputation. Mais la Suède a quand même beaucoup évolué depuis les années 1970 et le Premier ministre Olof Palme. Il y a des réalités qui sont difficiles à mettre de côté, rappelle Louis Clerc . Les pays nordiques ont exactement les mêmes problèmes que la France ayant une population qui vieillit, un poste retraite qui pèse énormément sur les finances publiques. Les politiques néolibérales du début des années 2000 avaient, par ailleurs, déjà bien bien entamé l'État-providence suédois ».
Magdalena Andersson a souvent été comparée à la chancelière allemande Angela Merkel, qui aura été un modèle pour elle. Une « faiseuse de coalitions » qui aura su dominer la politique allemande pendant des années. À l'instar de Mutti (le surnom d'Angela Merkel) en Allemagne, « Magdalena Andersson inspire une certaine confiance aux Suédois », explique Louis Clerc.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.rfi.fr — le contenu appartient à RFI.