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"La Vie en relief", un documentaire sur Jacques Henri Lartigue : portrait en 3D d'un génial amateur devenu le photographe du bonheur

France Info ·
"La Vie en relief", un documentaire sur Jacques Henri Lartigue : portrait en 3D d'un génial amateur devenu le photographe du bonheur

On lui doit le portrait officiel et modernisé de Valery Giscard d'Estaing en 1974. Le président fraîchement élu voulait "une photo gaie" : il choisit Jacques Henri Lartigue, photographe "joyeux". Le documentaire "La Vie en relief" au cinéma en retrace le curieux parcours.

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Article rédigé par Christophe Airaud France Télévisions - Rédaction Culture Publié le 13/09/2026 13:15 Temps de lecture : 4min Son nom aurait pu ne jamais figurer parmi ceux les photographes reconnus. C'est aux Etats-Unis, en 1963, à l'âge de 69 ans, que Lartigue obtient la reconnaissance. D'un coup, tout va très vite : une exposition au Musée d'art moderne de New York, le prestigieux Moma, un portfolio dans Life Magazine et le fameux portrait présidentiel de Valéry Giscard d'Estaing dix ans plus tard.

Mais dès avant, bien avant, depuis sa première photographie à l'âge de 9 ans jusqu'à ce jour de 1963, Jacques Henri Lartigue a avec joie, insouciance et pugnacité, chaque jour, photographié son monde. C'est une œuvre photographique particulière, en relief – bien avant la 3D d'aujourd'hui – que nous raconte le documentaire bien nommé La Vie en relief. Il sort en salles le 16 septembre, quarante ans presque jour pour jour après sa mort, le 12 septembre 1986.

En 1894, naît dans un milieu privilégié avec un père banquier richissime, Jacques Lartigue. Ce père fortuné et original l'initie très tôt à la photographie. En 1902, le jeune garçon écrit fièrement dans son journal : " première photo absolument seul" .

C'est le début d'une carrière amateur et d'une passion. Bien plus tard, il déclarera : "Je ne suis pas photographe, seulement quelqu'un qui, pour son plaisir, a pris des photographies toute sa vie...".

Dans la famille Lartigue, on est inventeur. Zissou, son frère, rêve de réaliser un aéronef et de s'envoler. Jacques, lui, capte son monde avec un appareil photo stéréoscopique ; il veut emprisonner le mouvement.

La pesanteur les ennuie et Jacques immortalise en 1905 sa cousine, Madeleine van Weers, s'envolant ainsi au-dessus des marches de l'escalier de la rue Cortambert à Paris. Près de soixante-dix ans plus tard, le portrait présidentiel de Valéry Giscard d'Estaing, en 1974, conserve cet esprit de mouvement avec un drapeau flottant au vent à la place du classique bureau du président.

Dans le château familial de Rouzat ou sur les champs de courses d'Auteuil, le jeune Lartigue capture ses sujets au quotidien : sa famille réunie, ses amantes dans leur bain, les belles du bois de Boulogne. La lumière y est toujours douce, une vie hors des réalités du monde. Le documentaire dit : "Les maux sont absents des clichés de Lartigue" , privilège de la bourgeoisie quand les guerres ou les drames en sont encore éloignés.

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