Cyberattaque de l’Éducation nationale : que pourraient faire les hackers avec les données des élèves ?
L’Éducation nationale a été la cible d’une cyberattaque , le lundi 17 août 2026. Le second en moins d’un mois et seulement quelques jours après le piratage de la base de données du fisc . Ces attaques sont toutes revendiquées par les mêmes hackers, ZeroBytes. Le cybercriminel se targue d’avoir volé 43 Go de données dans les réseaux internes du ministère, avec près de 2 500 fichiers et 346 millions de lignes de code brutes. Le gouvernement précise, dans un communiqué transmis à Ouest-France , que « la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées » sont encore en cours d’expertises. Les données concernent aussi bien les élèves que les professeurs, les membres du personnel et les parents. Mais quel est l’intérêt ? « Comment les données concernant des élèves ou des étudiants peuvent-elles être exploitées ? » nous demande Martine de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Ouest-France vous répond.
Nom, prénom, âge, adresse, suivi de bulletin et décrochage scolaire, identifiant… sont autant d’informations potentiellement présentes dans ces fichiers, comme énumère le site spécialisé Zataz . Mais une fois ces éléments en sa possession, le pirate « ne va pas s’en servir lui-même » , expliquait Corinne Hénin, experte en cybersécurité auprès du tribunal de Montpellier. Nous l’avions interrogée pour un précédent article , concernant les données du fisc. L’objectif principal va être de « revendre sur le dark web en espérant trouver quelqu’un que cela intéresse » .
Lire aussi : Piratage du fisc : données volées, risques, capacités à se protéger… Six questions sur cette cyberattaque historique
Pourquoi acheter ces informations ? Les intéressés pourront croiser « des informations personnelles, professionnelles et techniques. Un tel rapprochement pourrait faciliter l’identification de comptes sensibles, la préparation de campagnes d’hameçonnage ciblées ou la recherche d’éventuels accès encore exploitables » , explique le site Zataz.
De plus, selon le décryptage de l’article, le hacker aurait ici accès aux « empreintes des mots de passe » . Pour illustrer, le cybercriminel ne va pas voir « Doudou123 » mais une version cryptée avec une suite de chiffres et de lettres. Le site stocke cette empreinte dans sa base de données pour permettre aux utilisateurs de se connecter. « Selon leur robustesse et les protections utilisées, [cela pourrait] intéresser des cybercriminels cherchant à retrouver des mots de passe ou à préparer d’autres attaques », détaille le média. D’après les revendications du groupe de hackers ZeroBytes, il aurait déjà trouvé preneur.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.