Se perdre sur cette montagne pourrait vous coûter cher : voici ce qu’envisage ce pays face aux touristes imprudents
Il ne faut pas se fier à la quiétude qui émane des célèbres gravures d’Hokusai. Le mont Fuji, bien qu’offrant des paysages somptueux, y compris sans quitter Tokyo, n’en demeure pas moins une montagne, qui culmine tout de même à 3 776 mètres. Les randonnées sur ce lieu sacré nécessitent donc de la préparation et de la prudence, surtout dans les hauteurs où les conditions climatiques peuvent être particulièrement rudes.
Mais tous les promeneurs n’ont pas cette clairvoyance. « De nombreux incidents ont été signalés au mont Fuji durant la basse saison (de début septembre à début juillet), impliquant des randonneurs étrangers et japonais qui se perdent suite à des pratiques d’escalade imprudentes » , indique le Yomiuri Shinbun . En avril, selon le quotidien japonais, le même étudiant chinois a même dû secouru deux fois à quelques jours d’intervalle.
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Lorsqu’il faut aller chercher les personnes en difficulté, les préfectures de Yamanashi et de Shizuoka sont obligées de mobiliser des hélicoptères. Des opérations coûteuses. Plusieurs municipalités et préfectures ont fait part de leur volonté de « réclamer l’instauration de frais de secours » . Les modalités de cette facturation sont encore en cours de discussion, mais il s’agirait de réclamer un paiement si l’usage des hélicoptères est requis. Selon le Yomiuri Shinbun , les responsables pourraient aussi prendre en compte les circonstances, comme la période de l’année ou l’absence d’un équipement adéquat. Car l’idée n’est pas de dissuader la population d’appeler les secours en cas de besoin.
En France, le sauvetage par hélitreuillage, réalisé par la Sécurité civile ou la gendarmerie est gratuit. En revanche, l’intervention de pisteurs-secouristes, sur les domaines skiables, peut être payante. Elle est généralement couverte par les assurances.
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