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Policier agressé à Belfort : trois nouveaux mineurs mis en examen et placés sous contrôle judiciaire

ICI (ex-France Bleu) ·
Policier agressé à Belfort : trois nouveaux mineurs mis en examen et placés sous contrôle judiciaire

Les trois mineurs interpellés et placés en garde à vue mercredi ont été mis en examen, indique jeudi le procureur de Belfort. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'agression d'un policier en marge du mouvement lycéen à Belfort. Deux adolescents avaient déjà été mis en examen dans ce dossier.

Les trois mineurs placés en garde à vue mercredi sont désormais mis en examen, indique ce jeudi le procureur de Belfort. Ils sont mis en examen pour "violences commises lors d’une manifestation sur la voie publique sur un fonctionnaire de la police nationale, ayant entraîné une incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours, aggravées par les circonstances que les faits ont été commis en réunion et par personnes dissimulant volontairement en tout ou partie leur visage", précise le parquet.

Ces trois mineurs, âgés de 16 ans pour l'un et de 17 ans pour les deux autres , "sont tous lycéens scolarisés sur Belfort" . Ils n'ont pas d'antécédent judiciaire, "à l’instar des deux premiers mis en examen dimanche dernier", précise le ministère public. Lors de leurs gardes à vue, deux d'entre eux ont reconnu avoir participé "aux violences commises sur le commandant de police" , indique le parquet.

Le premier, âgé de 17 ans, a reconnu avoir porté un premier coup au policier pour le faire tomber au sol, puis 3 coups de poing alors qu'il est à terre. En revanche, il affirme "qu’il ignorait qu’il s’agissait d’un policier" . Le second, âgé de 16 ans, a reconnu avoir porté un coup de pied à la tête du fonctionnaire de police alors qu’il était au sol. Il dit avoir compris que l’homme était un policier "quand il a sorti une gazeuse" , "soit avant la survenue du premier coup porté à la victime" , affirme le procureur de Belfort.

L'autre mineur âgé de 17 ans, suspecté d'avoir gazé le fonctionnaire à l'issue de ces violences, en se saisissant d'une bombe lacrymogène qui était au sol, ne reconnait pas avoir visé le policier. Il affirme avoir appuyé "mais sans direction précise" , indique le parquet. Le jeune homme reconnait avoir "touché" le policier à terre mais "mon intention n’était pas de le faire" , affirme-t-il. Ce mineur a confirmé qu’il se doutait, avant la survenue des violences, que l’homme était un policier car "il était en train d’embarquer quelqu’un" .

Les trois mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire . Ils sont soumis, entre autres, à un couvre-feu entre 21h30 et 7h, et il leur est interdit de se rendre aux abords d'un autre établissement scolaire que celui dans lequel ils sont scolarisés et de participer à toute manifestation.

Deux lycéens de 15 et 17 ans ont déjà été mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac de ce policier vendredi à Belfort, lors de heurts en marge du mouvement lycéen, avait annoncé le parquet dimanche.

Le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois, a ouvert une information judiciaire pour violences volontaires contre un fonctionnaire de police, après le "lynchage" d'un policier à Belfort vendredi, en marge de la mobilisation lycéenne.

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