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Présidentielle 2027. Sondages : de Gaulle, VGE, Mitterrand... favoris des sondages, combien de voix au final ?

Le Progrès ·
Présidentielle 2027. Sondages : de Gaulle, VGE, Mitterrand... favoris des sondages, combien de voix au final ?

Série : Les sondages face à l'épreuve des urnes [1/2] - Les sondages en amont du scrutin donnent-ils vraiment une idée du futur président de la République ? Depuis 1965, les exemples montrent que rien n’est jamais joué d'avance... loin s'en faut.

À six, sept ou huit mois d’une élection présidentielle , les sondages donnent parfois l’impression de dessiner déjà les contours du scrutin. Pourtant, depuis la première présidentielle au suffrage universel direct en 1965, l’histoire montre surtout une chose : les rapports de force à l'automne peuvent encore être profondément bouleversés.

De la victoire surprise de François Mitterrand en 1981 à l’élimination de Lionel Jospin en 2002, en passant par l’irruption d’ Emmanuel Macron en 2017, les exemples de décalage entre les intentions de vote et le résultat final sont nombreux. Retour dans ce premier volet (1965-1988) sur ce que les sondages annonçaient avant que les urnes ne livrent leur verdict.

L’élection présidentielle de décembre 1965 est une première à plusieurs titres. Il s’agit du premier scrutin présidentiel de la V e République au suffrage universel direct. C’est aussi la première campagne au cours de laquelle la télévision joue un rôle majeur.

Les premières enquêtes de l'Ifop, réalisées en septembre, donnent alors Charles de Gaulle très largement en tête, avec 68 % des intentions de vote, contre 23 % à François Mitterrand. Cette confiance conduit le général de Gaulle à tarder à faire campagne et à négliger, dans un premier temps, le nouveau média qu’est la télévision.

Il s'effondre dans les intentions de vote, passant de 68 % à environ 43 %, tandis que Mitterrand progresse jusqu'à 27 %. Le résultat confirme finalement la dynamique de fin de campagne : de Gaulle arrive en tête avec 44,65 %, devant Mitterrand (31,72 %) et Lecanuet (15,57 %). Le président sortant est contraint à un second tour. Le 19 décembre, de Gaulle est finalement réélu avec 55,20 % des suffrages, soit 13 points de moins que ce que les sondages lui accordaient dès le premier tour, contre 44,80% à Mitterrand.

Il est difficile de parler de sondages « à six mois » pour 1969, l'élection étant organisée le 1 er juin, après la démission de Charles de Gaulle, le 28 avril, à la suite du rejet du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.

En quelques semaines de campagne, les sondages vont toutefois connaître de forts mouvements. Le centriste Alain Poher, président du Sénat chargé de l'intérim, bénéficie d'une véritable dynamique. Au début du mois de mai, il est crédité d'environ 35 % des intentions de vote. À la mi-mai, il atteint 39 % et est même donné vainqueur au second tour face à Georges Pompidou, avec 55 % contre 45 %.

Mais le scrutin ne confirme pas cette tendance. Pompidou arrive largement en tête avec 44,47 %, devant Poher (23,31 %) et le communiste Jacques Duclos (21,27 %), dont le score constitue une autre surprise. Au second tour, Pompidou s'impose nettement : 58,21 % contre 41,79 % à Poher.

L'élection de 1974 intervient elle aussi après un événement imprévu : la mort de Georges Pompidou, le 2 avril. La campagne est donc particulièrement courte.

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