Emmanuel Macron juge que la situation autour du détroit d'Ormuz "a probablement été sous-estimée"
Le président français, en visite aux États-Unis en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, a affirmé ce mardi 22 septembre à la télévision américaine qu'il était prêt à "impliquer davantage" les armées françaises pour "assurer le transit" dans le détroit. Toutefois, Paris "ne souhaite entrer en confrontation avec aucun pays". Donald Trump a-t-il sous-évalué le pouvoir de nuisance du détroit d'Ormuz? S'il assure qu'il ne va "pas blâmer qui que ce soit ici", Emmanuel Macron a toutefois jugé, ce mardi 23 septembre lors d'un entretien accordé à ABC News , que la situation concernant le détroit stratégique pour le passage des énergies fossiles mondiales "a probablement été sous-estimée, et nous devons aujourd'hui remédier à ce problème".
Débloquer Ormuz, la clé pour nous sortir de la crise ? – 22/09 19:02 C'était d'ailleurs, selon le président français, tout le but de sa rencontre avec Donald Trump, dès mardi à son arrivée aux États-Unis en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Le "principal objectif" de cet échange a été de "trouver le bon accord pour rouvrir" le détroit d'Ormuz, selon Emmanuel Macron.
"Le régime iranien s'est rendu compte qu'il avait cet atout en main" lorsque la guerre a éclaté, juge le chef de l'État.
Un déblocage du détroit est-il envisagé avec le concours des armées françaises, jusque-là uniquement déployées dans la zone pour protéger ses alliés ou secourir des ressortissants? "Je ne souhaite entrer en confrontation avec aucun pays, mais nous sommes prêts à nous impliquer davantage afin de préserver certaines capacités permettant d'assurer ce transit, oui", confie le président de la République.
Toutefois, ce dernier fustige l'attitude américaine et israélienne d'avoir commencé les hostilités le 28 février dernier, il y a près de sept mois. "Je ne pense pas qu'il soit envisageable de provoquer un changement de régime en bombardant un pays. Pour moi, ce n'est pas une bonne option, car cela ne fonctionne pas. Et nous avons commis cette erreur à plusieurs reprises au cours des dernières décennies", note Emmanuel Macron.
Depuis la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies , le locataire de l'Élysée a prononcé mardi le dernier discours de son mandat devant les représentants du monde. Emmanuel Macron a affirmé que la réouverture du détroit d'Ormuz est "une priorité" afin de "restaurer le droit de liberté".
"Celle-ci (la réouverture du détroit, NDLR) ne doit pas être un outil de chantage, c'est un principe cardinal du droit international et il est dans l'intérêt de tous que les navires passent le détroit en toute sécurité et que l'approvisionnement énergétique soit assuré", assurait-il.
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