L'ombre du virus Shamonda plane sur les élevages bovins dans plus de 40 départements
Depuis ce mois de juillet, la maladie se propage dans les élevages bovins français. Pour l'heure, 41 départements sont touchés, à l'instar des départements bretons, du Calvados, du Doubs, de la Haute-Garonne, des Hautes-Alpes, dans la Loire et la Loire-Atlantique, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, du Rhône et de la Haute-Savoie. Après les vagues de contaminations liées à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en France, un nouveau virus se propage dans les élevages bovins. Depuis le mois de juillet, Shamonda - détecté pour la première fois en Suisse - s'est propagé dans les élevages de 41 départements français.
Les départements bretons, le Calvados, la Haute-Garonne, les Hautes-Alpes, la Loire et la Loire-Atlantique, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône et la Haute-Savoie, sont déjà touchés par la maladie.
Par ailleurs, dans les élevages du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, Shamonda a forcé des éleveurs à pratiquer 450 avortements de vaches, selon nos confrères de France 3 Bourgogne-Franche-Comté . C'est trois fois plus que les années précédentes.
Si l'infection provoque des diarrhées, une baisse de la production laitière et des troubles de la reproduction dans les élevages bovins, d'autres conséquences pourraient s'observer plus tard.
Plusieurs cas ont été constatés dans le Doubs: "Des vaches que l’on pensait gestantes reviennent en chaleur. Cela signifie qu’elles ne portent plus", rapporte auprès de La Dépêche du Midi Lionel Malfroy, éleveur à Sainte-Colombe et président du groupe de défense sanitaire du Doubs.
Selon le ministère de l'Agriculture, "le virus Shamonda a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et, jusqu'en 2026, avait été signalé de manière sporadique en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon".
Cet été, pour la première fois, la maladie a été identifiée dans six pays européens, parmi lesquels la France, la Suisse et l'Allemagne, la maladie se transmet principalement par des piqûres de moucherons.
Shamonda ne présente aucun danger pour l'être humain. Ni la manipulation des animaux infectés ni la consommation de viande ou de produits laitiers issus des exploitations touchées ne font courir de risque pour la santé humaine, précise La Dépêche.
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