Comment la filière du bois s’organise après les incendies ?
Pour le moment, aucune parcelle sinistrée n’est encore accessible. « Les sols sont encore chauds, il y a encore beaucoup de fumerons » , explique Benoit Fraud, directeur général d’Alliance Forêt Bois. Il faudra attendre un rafraîchissement durable des températures, et surtout des pluies suffisantes pour refroidir les sols, avant que les techniciens forestiers puissent entrer dans les parcelles pour réaliser les inventaires. Selon lui, les premières récoltes ne devraient pas démarrer avant un mois à un mois et demi.
L’enjeu est ensuite une course contre le temps : plus la récolte du bois brûlé tarde, moins celui-ci pourra être valorisé en bois d’œuvre, et plus il basculera vers des usages de moindre valeur. Avec 4 millions de tonnes à récolter, Benoît Fraud estime que « l’ensemble de la récolte s’étalera sur près de deux ans, en fonction des fenêtres météorologiques. Cela représente à peu près les deux tiers d’une récolte annuelle sur les massifs. »
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