RÉCIT. « Un travail tentaculaire » : Franck Martins n’a pas cessé de chercher le tueur d’Angélique Dumetz
Peut-on arrêter la folie meurtrière d’un homme ? Le 8 mars 2011, à Compiègne (Oise), José Mendès Furtado est en rage. Il recherche sa femme qu’il bat depuis des années et qui vient de le quitter un mois plus tôt. Il repère sa compagne, femme de ménage, à la sortie d’une société. Il la frappe en pleine rue et la fait monter de force dans sa voiture. Une quinzaine de kilomètres plus loin, dans un sentier, il lui porte cette fois plusieurs coups de couteau et l’asperge d’essence, avant de brûler son corps…
Mais son acte barbare ne suffit pas à l’apaiser. Il redémarre et fonce dans une camionnette arrivant en sens inverse. Indemne, il s’asperge à son tour d’essence et demande du feu à des automobilistes, éberlués, témoins de l’accident. Ceux-ci ayant naturellement refusé, José Mendès Furtado court, alors, vers un étang où il finit par se noyer…
C’est cet homme que Franck Martins, ancien policier de la police judiciaire de Lille (Nord), a traqué durant des années. Pour un autre meurtre. Celui d’Angélique Dumetz, 18 ans, dont le corps a été retrouvé le 13 octobre 1996, dans la...
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