Pas d'accord sur la levée des sanctions UE contre deux oligarques russes, les discussions continuent
Un accord de principe, qui prévoit de lever les sanctions européennes contre les oligarques russes Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman, n'a pas été confirmé par les Vingt-Sept, lundi. La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas insiste pour maintenir la politique de sanctions. Les discussions se poursuivront mardi matin.
Par : FRANCE 24 L'Union européenne n'est pas parvenue à confirmer lundi 21 septembre au soir un accord de principe pour lever ses sanctions contre deux oligarques russes, une exigence de la France et du Luxembourg , et les discussions doivent se poursuivre mardi matin, ont indiqué des diplomates.
L'accord de principe, trouvé lundi après-midi, doit être définitivement confirmé par les Vingt-Sept afin de prolonger le régime de sanctions européennes à l'encontre de près de 3 000 personnes et entités, accusées de soutenir l'effort de guerre de la Russie contre l' Ukraine .
Mais, un pays, la Lettonie selon une source diplomatique, s'y est opposé, bloquant à nouveau tout accord. Les décisions de l'UE en matière de sanctions se prennent à l'unanimité des 27 États membres.
Les discussions doivent reprendre mardi à 8 h (6 h GMT), selon ces sources.
La France réclame le retrait de l'oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov de cette liste de sanctions, au grand dam de nombreux autres pays de l'UE et de l'Ukraine, qui ont dénoncé un dangereux précédent et un mauvais signal envoyé à Moscou.
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Dans le sillage de la France, le Luxembourg a de son côté réclamé le retrait de l'homme d'affaires russe Mikhaïl Fridman de cette liste, selon ces mêmes sources.
Les sanctions de l'UE consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager sur le territoire des 27 pays membres.
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a exhorté les Vingt-Sept à maintenir la politique de sanctions , estimant que celle-ci devait rester "le coeur" de la politique européenne pour faire pression sur Moscou, lors d'une conférence de presse à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
"Certains États membres ont demandé que certaines personnes soient retirées de la liste, et c'est pour cela que ces discussions sont en cours en ce moment", a-t-elle souligné, espérant que celles-ci se termineraient bientôt.
"Nous avons clairement besoin de stabilité, à savoir que les sanctions restent en place plus longtemps. C'est pourquoi nous travaillons également à un nouveau paquet de sanctions", a-t-elle ajouté.
Pour Kiev, le retrait des deux oligarques de la liste de sanctions de l'UE "est inacceptable et enverrait un mauvais signal à Moscou au moment où la pression doit s'intensifier", a protesté le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, lundi après-midi.
Paris a invoqué des "raisons de sécurité nationale" devant ses partenaires, sans plus d'explication, selon plusieurs diplomates européens à Bruxelles.
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