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Un drapeau israélien retiré d’une installation artistique à Paris après un « acte de vandalisme »

Ouest-France ·
Un drapeau israélien retiré d’une installation artistique à Paris après un « acte de vandalisme »

Un drapeau israélien intégré à une installation artistique faisant voisiner les étendards de 195 pays au cœur de Paris a été retiré après avoir été vandalisé, provoquant la colère de l’ambassade d’Israël en France, a appris l’ Agence France-Presse ( AFP ) mercredi 16 septembre 2026 de sources concordantes.

Installée jusqu’à dimanche 20 septembre place de la Bastille dans le cadre de la Paris Design Week, cette installation a pour ambition de « créer de la cohésion sur une place chargée d’histoire » et de mettre en avant ces drapeaux cousus avec des vêtements recyclés, a expliqué à l’ AFP le designer Jean-Sébastien Blanc, qui l’a conçue avec Claire Renard.

Dans la nuit de lundi 14 à mardi 15 septembre, le drapeau israélien, monté comme les autres sur un mât en bambou, a été aspergé de peinture rouge et une « décision collégiale » des artistes et des institutions (mairie de Paris, Centre des monuments nationaux) a été prise le lendemain de le retirer, a expliqué l’artiste français.

« On ne souhaitait pas laisser un drapeau qui semblait tâché de sang parce que ce n’était pas notre parti pris », précise Jean-Sébastien Blanc. Une affiche accrochée au mât évoque un « acte de vandalisme » et fait valoir que le drapeau ne « peut être remplacé » d’ici à la fin de l’installation dimanche, a constaté l’ AFP mercredi.

Dans un communiqué sur X, l’ambassade d’Israël en France a réagi en disant sa « consternation » . « Le retrait du seul drapeau israélien constitue une décision particulièrement grave et soulève de sérieuses interrogations sur l’hostilité particulière dont ce drapeau fait l’objet de la part de la Ville de Paris et des organisateurs », estime l’ambassade.

De son côté, Jean-Sébastien Blanc fait valoir que ce drapeau était, comme les autres, une « œuvre unique » , fruit de quatre heures de travail et qu’il ne pouvait être remplacé sans dénaturer une œuvre centrée sur « le réemploi des vêtements » . Selon l’artiste, la crainte de « dégradations » en cas d’installation d’un nouveau drapeau israélien a aussi pesé dans la balance.

« Là où c’est emblématique de notre époque, c’est que cette œuvre témoigne du fait qu’Israël catalyse tout un tas de haines alors qu’il y a aussi les drapeaux de la Russie, de la Corée du Nord ou de la Chine », détaille Jean-Sébastien Blanc. « Ce n’est pas parce qu’on a décidé de représenter toutes les nations de ce monde ensemble qu’on cautionne tous les gouvernements », ajoute-t-il.

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