Sacoches, itinéraire, conseils… Comment bien préparer son premier voyage à vélo ?
Avoir une idée bien claire du type de voyage que l’on va faire est important avant de se lancer. Pour cela il est important de bien faire la différence entre le bike packing et le cyclo tourisme. Le bike packing consiste à équiper un vélo de route, souvent léger, de trois sacoches principales : une cylindrique à l’avant du guidon, une dans le milieu du cadre, et une derrière la selle. Optimisé, ce schéma peut offrir jusqu’à 40 litres de stockage, tout en aérodynamisme. Si le projet est de dormir en tente, l’espace disponible sera limité par la tente elle-même, mais aussi le duvet et le matelas. Tout est possible, mais ce type d’aventure est davantage destiné à une aventure de 2 à 5 jours, ou avec des nuits sans tente.
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Le cyclo-tourisme est davantage adapté à un voyage d’une semaine ou plus, et plus simple à mettre en place sur des vélos gravel, VTT, ou VTC. En plus des trois sacoches évoquées plus haut, l’ajout de deux supplémentaires sur le porte-bagage permet d’obtenir jusqu’à 50 litres en plus. Avec un ou deux tendeurs, on peut ajouter du matériel sur ces sacoches. Même si le voyage à vélo revêt toujours d’un objectif de minimalisme, le cyclo-tourisme peut permettre d’emporter environ 80 litres de matériel, soit la capacité d’un gros sac de randonnée. Il est possible d’emporter encore plus, mais en dehors d’un voyage de plusieurs mois, c’est le risque d’emporter trop de matériel superflu.
En bike packing, il n’y a pas 50 solutions, surtout si l’aventure est en toile de tente. Elle sera souvent située devant le guidon, si la largeur de ce dernier le permet, les vêtements et du petit matériel de camping dans la sacoche de selle, et du matériel à pouvoir prendre rapidement dans la sacoche de selle. Si le voyage ne se fait pas en tente, la répartition peut être un peu plus libre et simple. Comme pour le cyclo-tourisme, porter un gilet de type trail est une bonne manière d’emporter 10 litres de plus sans vraiment le sentir.
Le cyclo-tourisme est idéal pour dans l’optique de nuits en tente : chaque cycliste aura sa propre organisation, mais l’une des plus populaires reste celle-ci : tente devant le guidon, affaires qui doivent être prises rapidement dans la sacoche de cadre (trousse à pharmacie, imperméable, réparation vélo, etc), vêtements dans la sacoche de selle, et le reste (matelas, duvet, popotes, réchaud, doudoune, hamac etc), plus une petite marge, dans les sacoches accrochées au porte-bagage.
La tente peut aussi être mise sur le porte-bagage à l’arrière, ce qui peut éviter d’emporter une sacoche de guidon, parfois gênante pour la conduite. C’est ce que nous avons fait au Danemark. Si le bidon ne passe pas avec la sacoche de cadre, il est possible de se procurer une sacoche adaptée à placer sur le guidon (food pouch).
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