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Colère lycéenne: le parquet de Bobigny ouvre une enquête pour violences sur des policiers au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis

BFMTV ·
Colère lycéenne: le parquet de Bobigny ouvre une enquête pour violences sur des policiers au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis

Le parquet de Bobigny ouvre une enquête pour "violences" sur des policiers lors d'une intervention pendant un blocus ce jeudi au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique" au lendemain d'une journée de mobilisation tendue devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis , a annoncé le procureur à l'AFP vendredi 16 octobre.

Lors d'un rassemblement jeudi, où des centaines d'élèves et de personnels éducatifs étaient mobilisés, "des policiers du commissariat de Saint-Denis ont fait l'objet d'outrages et de violences devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis dans le cadre d'un blocus de l'établissement", a indiqué Alexandre de Bosschère.

Ce jour-là, "trois suspects" ont été arrêtés tandis qu'un quatrième a "pris la fuite à l'intérieur de l'établissement", a-t-il ajouté.

Des policiers sont alors entrés dans le lycée avec l'autorisation du chef d'établissement et de leur hiérarchie, poursuit le parquet, afin de "procéder à l'interpellation" de ce quatrième individu, mineur, dans "un bureau administratif".

Selon le parquet, les policiers ont finalement décidé de libérer le lycéen, qui "sera très prochainement entendu", afin de "pouvoir sortir en sécurité."

"Les policiers dénoncent la commission de violences à leur égard de la part des enseignants présents et ont déposé plainte. Ils seront prochainement examinés par un médecin", a également rapporté le procureur de Bobigny.

Les personnels de cet établissement, l'un des plus médiatisés depuis le début du mouvement lycéen mi-septembre, ont annoncé de leur côté la tenue d'un point presse devant Paul-Éluard vendredi après-midi.

Ils entendent dénoncer la "répression policière d'une extrême violence" envers leurs élèves et demander le "départ immédiat" du proviseur, à qui ils reprochent notamment d'avoir laissé la police pénétrer au sein de l'établissement en vue d'interpeller un lycéen.

"Empêchés par des professeurs, les policiers se sont retirés afin de rétablir le calme", avait de son côté expliqué la préfecture de police.

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