« Tout le monde aime ça, les vacances... » : Comment les clubs de Ligue 1 gèrent cette longue trêve internationale ?
Trois semaines sans match, en pleine saison. En Ligue 1, c’est du jamais-vu depuis le Mondial 2022, où la coupure avait été encore plus longue entre novembre et décembre (un mois et demi). Les clubs, peu habitués, doivent donc gérer cette période.
Elle a commencé par du repos. Ces jours-ci, jusqu’à la fin de semaine, la plupart des joueurs de Ligue 1 des clubs de l’Ouest - qui ne sont pas en sélection - sont donc « off », loin des terrains. « On a fait une préparation qui a été longue, ça va être important de couper trois-quatre jours » , confie Patrick Videira, entraîneur du Mans. « On travaille depuis douze semaines, on a pas mal enchaîné et on va repartir pour douze semaines après cette trêve jusqu’à Noël. D’avoir ces jours de coupure, c’est une bonne chose » , abonde Franck Haise, coach de Rennes.
Après ces quelques jours loin du foot, il y aura donc la reprise. Et cette séquence va d’abord permettre d’harmoniser les états de forme. « On va pouvoir travailler individuellement avec les joueurs en manque de temps de jeu. On va voir l’état de fatigue des uns et des autres et s’adapter » , explique le technicien d’Angers, Stéphane Gilli.
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Cette trêve servira à refaire des gammes physiques, donc, mais aussi à travailler ensemble tactiquement. Pas simple, avec des effectifs amputés des internationaux. Mais tout de même, cela peut être utile, notamment car cela se fera sur du temps long. Un luxe car une denrée rare, en pleine saison. Alexandre Dujeux (Lorient) : « On doit rendre cette trêve profitable pour remettre tout le monde dans l’acclimatation, la compréhension de tout ce qu’on demande. Ce n’est pas évident quand on arrive d’un autre championnat, avec une autre langue. Là, on aura plus de temps pour échanger avec les garçons et s’occuper de ceux qui en ont besoin. » Cette deuxième partie de trêve sera studieuse et consciencieuse, donc.
Pour Julien Lachuer, entraîneur de Brest, cette pause aura une vraie vertu. « On demande beaucoup aux joueurs mentalement. Et parfois, avoir un peu de temps, c’est important alors qu’on parle aussi de santé mentale. C’est surtout sur l’aspect mental qu’il est important de recharger les batteries. Tout le monde aime ça, les vacances, on sort du cadre du centre d’entraînement… C’est important pour retrouver de la fraîcheur. »
La plupart des clubs auront des matches amicaux, surtout le week-end du 3-4 octobre. Mais certains feront différemment. Angers, par exemple, n’en a a priori pas prévu, tandis que Le Mans en aura deux pendant la trêve.
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