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Mobilisation du 17 octobre : manifestants, revendications, maintien de l'ordre, à quoi s'attendre ce samedi ?

ICI (ex-France Bleu) ·
Mobilisation du 17 octobre : manifestants, revendications, maintien de l'ordre, à quoi s'attendre ce samedi ?

Blocages, manifestations un peu partout en France : les "gilets jaunes", rejoints par les lycéens, étudiants ou encore syndicats sont attendus ce samedi dans la rue pour protester notamment contre "la vie chère". Une mobilisation qui inquiète les autorités. Voici à quoi il faut s'attendre.

La mobilisation sera-t-elle aussi large qu'annoncée ? Les lycéens, mais aussi des "gilets jaunes" ou des militants du climat ont appelé à faire converger leurs colères samedi 15 octobre dans la rue. Dans toute la France, environ 500 actions sont "envisagées" et plus de 90 manifestations sont "en cours de structuration" , selon l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Le ministre, qui anticipe des "débordements" , a demandé à Matignon de convoquer une cellule interministérielle de crise (CIC), a appris l'AFP auprès de Matignon. Manifestants, revendications, maintien de l'ordre : à quoi faut-il s'attendre ? ICI fait le point.

À l'origine de cette journée de mobilisation, les "gilets jaunes" annoncent leur retour dans la rue, depuis déjà plusieurs semaines sur les réseaux sociaux. Mais cet appel à manifester s'est propagé jusqu'aux lycéens et étudiants en colère, qui se mobilisent déjà depuis le 21 septembre dernier. "La jeunesse ne fait qu'un dans cette mobilisation. (...) et aujourd'hui nous rejoignons les 'gilets jaunes' dans la mobilisation parce qu'il y en a marre que nos revendications ne soient pas entendues par ce pouvoir" , a déclaré ce vendredi Ryad Rani, de l'Union syndicale lycéenne.

Des militants pour le climat ainsi que l'intersyndicale des VTC s'y sont aussi joints. Chez les agriculteurs, seule la Confédération paysanne a indiqué rejoindre le mouvement, mais la FNSEA et la Coordination rurale n'y participeront pas.

Du côté des syndicats, Solidaires a répondu à l'appel, la CFDT et FO se concentrant eux sur l'appel intersyndical à manifester et faire grève le 5 novembre pour le pouvoir d'achat, la fiscalité, les services publics. De son côté, la CGT a indiqué qu'elle participera à la mobilisation "partout où les conditions seront réunies" . Pour la patronne du syndicat Sophie Binet, cette journée d'action "montre l'ampleur de la colère" , a-t-elle estimé ce vendredi sur France Inter .

Les revendications sont multiples. Les "gilets jaunes", agriculteurs ou encore les chauffeurs de VTC se mobilisent contre "la vie chère", liée à la hausse des prix des carburants mais aussi en lien avec la baisse du pouvoir d'achat des Français et à la dégradation des services publics.

Concernant les lycéens, les revendications sont liées aux conditions d'enseignement : bâtiments jugés insalubres, emplois du temps surchargés ou encore le manque de professeurs. La contestation s'est également cristallisée autour de Parcoursup, la plateforme d'orientation post-bac, jugée comme une source de stress, insuffisamment transparente et trop sélective. Certains réclament sa suppression, d'autres une réforme en profondeur.

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