Disneyland Paris condamné à 225 000 € d’amende, dix ans après la mort d’un technicien dans la Maison hantée
Dix ans après les faits, la justice a tranché. Vendredi 21 août 2026, le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne) a condamné la société Euro Disney Associés à 225 000 € d’amende pour homicide involontaire suite à la mort d’un technicien de maintenance sur le site de Chessy. La société Bureau Veritas, également poursuivie pour les contrôles réglementaires des installations électriques, a de son côté été relaxée, rapporte Le Parisien .
Les faits remontent au 2 avril 2016. Ce jour-là, le technicien, âgé de 45 ans, avait répondu à un appel radio pour remplacer l’ampoule d’un projecteur avant l’ouverture au public de Phantom Manor, la Maison hantée du parc. Il avait été électrocuté dans les combles de l’attraction. Son corps sans vie avait ensuite été découvert par l’un de ses collègues.
L’enquête a mis en évidence plusieurs manquements : un câble d’alimentation en mauvais état et inadapté, l’absence de disjoncteur différentiel, ainsi qu’un éclairage insuffisant dans une zone d’intervention exiguë, à cinq mètres de hauteur, précise l’hebdomadaire La Marne .
Lors du procès le 7 juillet, le procureur de la République de Meaux a présenté ses excuses aux deux filles de la victime « pour les lenteurs de la justice » . Il a ensuite estimé que les manquements aux obligations de sécurité étaient « totalement imputables à Euro Disney » .
De son côté, Euro Disney a affirmé avoir « revu l’ensemble de ses procédures de maintenance » depuis le drame. Tous les projecteurs ont été remplacés par des modèles à LED et toutes les attractions équipées de disjoncteurs différentiels. Un investissement de « deux millions d’euros » selon la société. L’avocate de l’entreprise a tenté de minorer sa responsabilité, sans convaincre les juges.
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Reconnue coupable, la société devra verser 50 000 € à chacune des deux filles du technicien en réparation de leur préjudice d’affection, ainsi que 3 000 € chacune au titre des frais de procédure, indique le quotidien francilien. L’une d’elles recevra aussi 13 160 € pour son préjudice matériel. Les deux sœurs se voient en outre accorder 1 000 € pour les frais d’obsèques restés à leur charge.
Le syndicat UNSA Disneyland Paris, constitué partie civile, obtiendra pour sa part 10 000 € de dommages et intérêts, ainsi que 2 000 € de frais de procédure. Dans un communiqué , il dit espérer que cette condamnation provoquera « une prise de conscience » au sein de la direction, tout en dénonçant « le sous-effectif chronique » et des « conditions de travail dégradées » dans les services de maintenance.
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