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« Je le vis comme une injustice ! » : le podologue éjecté du staff de Zidane en équipe de France sort du silence

Ouest-France ·
« Je le vis comme une injustice ! » : le podologue éjecté du staff de Zidane en équipe de France sort du silence

Une aventure de… deux jours. Nommé le 13 août pour intégrer le staff du nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Zinédine Zidane, le podologue Marc Retali a été démis de ses fonctions le 15 août . Après avoir appris sa nomination dans la presse, l’Alsacien avait accordé un entretien à RMC Sport dans lequel il confiait sa fierté d’avoir été choisi. Sauf que la FFF n’a que peu goûté sa sortie médiatique et l’a sanctionné pour ne pas avoir respecté son devoir de réserve.

Dans une interview aux Dernières Nouvelles d’Alsace et à L’Alsace , ce jeudi 17 septembre, Retali estime avoir servi d’exemple et a donné sa version des faits. « La Fédération française de foot a indiqué que je n’avais pas respecté mon devoir de réserve, comme si je n’avais pas respecté mon contrat. Le problème, c’est que je n’avais pas encore signé mon contrat quand les journalistes m’ont sollicité. Je le vis comme une injustice formelle , regrette-t-il. Oui, on avait des recommandations de prudence qui avaient été formulées, des recommandations que je n’ai pas comprises comme strictes. Je ne suis pas idiot. Si j’avais entendu qu’il ne fallait surtout pas parler à la presse, je ne me serais pas amusé à cela. »

« Je n’ai reçu mon contrat par mail que le 14 août (le lendemain de son entretien à RMC Sport ) , contrat que je n’avais pas lu avant , insiste-t-il. Il m’est déjà reproché à ce moment-là d’avoir parlé car mes interviews ont eu un écho médiatique particulier. Mais ce n’est qu’à la lecture du contrat que j’apprends que je dois observer une clause de réserve stricte vis-à-vis de la presse. Si je l’avais su avant, les choses auraient été différentes. »

Retali juge la sanction beaucoup trop sévère. « Quand bien même j’étais parti à la faute pour une recommandation que je n’aurais pas entendue, cela valait un carton jaune, une sanction, un blâme, mais pas une exclusion totale. J’ai essayé de faire valoir mon point de vue, sans succès » , poursuit-il.

Le podologue alsacien rappelle qu’il n’y avait « rien de sensible ou de répréhensible » dans ses propos et déplore un épisode « péjoratif pour mon image, mes enfants, ma famille » . « Oui, on a fait de moi un exemple » , ajoute-t-il.

Lire aussi : Équipe de France. 23 personnes, un nouveau préparateur physique… Le staff complet de Zidane officialisé

« La déception est phénoménale par rapport à ce que j’imaginais en termes de projection dans ce boulot , regrette-t-il. J’étais chez Decathlon CMA CGM, poste que j’ai quitté pour accepter celui de la Fédération de foot. Donc maintenant que celui de la fédé n’existe plus, j’ai d’autres opportunités dans le monde du vélo, mais je vais mettre un peu tout ça entre parenthèses, pour l’instant. »

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