"Leur service était mal sécurisé, c'est tout": les hackers ZeroBytes justifient leurs cyberattaques contre le fisc et l'Éducation nationale
BFMTV a pu échanger avec les hackers de ZeroBytes qui ont revendiqué des vols de données massifs à l'administration fiscale et à l'Éducation nationale. Le duo de pirates explique qu'il ne compte pas s'arrêter là. Ils défient le gouvernement et justifient leurs cyberattaques auprès de BFMTV. Depuis le 18 août, nous avons pu échanger avec ZeroBytes, le pseudo des hackers qui ont revendiqué les vols massifs de données dont ont été victimes l’administration fiscale et l’éducation nationale.
Depuis son message de revendication sur un forum cybercriminel, le 12 août, le duo de pirates communique à visage découvert, ou presque. Sous pseudo, sur X, il explique qu’il ne compte pas s’arrêter là. Et menace l’État de nouveaux vols de données.
Joint par BFMTV via une messagerie chiffrée, ZeroBytes ne regrette rien. Rien de ses intrusions malveillantes qui ont ciblé les services de l’État, violé le secret fiscal et exposé des centaines de milliers de Français. "Leur service était mal sécurisé, c'est tout", assume un des membres du duo. Des faits qui leur font pourtant encourir 10 ans de prison.
Sa méthode consiste à trouver les failles de sécurité sur les sites des ministères, s’y faufiler et dérober des données, visiblement sans trop d’efforts. "Je trouve et je fais", résume-t-il. Sa motivation ? "Vendre." Au plus offrant . Car ils n’ont pas fixé de tarifs à l’avance. "Je vois avec les clients directement", nous répond l’un des hackers. Ils clament avoir déjà vendu des données plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Impossible de savoir qui se cache derrière le clavier, impossible de voir leur visage. "Je ne ferai aucun appel par vidéo ou par voix", répond-il. Ils se disent tous deux de nationalité française. Leur manière de s’exprimer trahit plutôt un jeune âge.
Depuis plusieurs jours, ils n’hésitent pas à apostropher directement le ministère de l’Éducation nationale sur X: "Je viens d’absorber 346 millions de lignes de chez vous (brutes) il y a de ça quelques semaines. Vous m’aviez détecté, mais vous ne m’avez pas coupé. Je suis donc resté infiltré sous vos yeux…" Ou à glisser, sous un message de la Direction générale des finances publiques qui relate les vols de données, un émoji qui pleure de rire.
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