« Oklahoma Honey » : le retour triomphant de Matthew McConaughey dans un western apicole survolté
Cela faisait plus de six ans que Matthew McCaunaghey avait déserté nos salles obscures, sans compter son crochet par Apple TV avec le film The Lost Bus sorti en 2025. De la comédie romantique culte Comment se faire larguer en 10 leçons au monument de Christopher Nolan Interstellar , en passant par Dallas Buyer Club - qui lui a valu l’Oscar du meilleur acteur en 2014 - l’éclectisme de sa filmographie fait de lui à la fois un pilier de Hollywood, et une figure du cinéma américain indépendant. Avec ce deuxième long-métrage enraciné dans le sud agricole des États-Unis, le réalisateur Andrew Petterson (également derrière The Vast of Night ) offre à l’acteur d’origine texane un rôle cousu main.
Amziah est un apiculteur au charme assuré, dont la belle âme est animée par ses abeilles et par la musique bluegrass (branche de la country) qui bat la mesure de son quotidien éprouvant. Il est la colle qui solidarise sa communauté, composée d’ouvriers agricoles reclus dans les terres de l’Oklahoma rural. Leurs mains sont dédiées au miel qu’ils récoltent, leur humour fait office d’arme de survie, et leurs cœurs battent au rythme des banjos.
Amziah King, ce personnage au nom biblique qui lui donne une allure de mythe vivant, est le chef d’orchestre de cette joyeuse ruche humaine. Lorsqu’il recroise la route de Kateri (Angelina LookingGlass), une jeune femme amérindienne qu’il avait accueilli dans sa famille des années plus tôt, il décide de l’a prendre sous son aile pour lui enseigner tout ce qu’il sait.
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Cette première partie du film, faite de communions musicales magiques et d’une scène de « guerre » dans une école primaire tout bonnement hilarante, laisse place à la seconde, plus sombre mais pas moins prenante. Des ruches sont chapardées par un vilain magnat incarné par Kurt Russell ( The Thing, Les Huit salopards ), et de là s’élance une épopée vengeresse pour les retrouver.
Derrière la caméra, Andrew Patterson offre un spectacle sens dessus dessous jubilatoire. Situé quelque part entre un western musical et un thriller rocambolesque, Oklahoma Honey nous prend par la main et ne nous lâche pas jusqu’à sa dernière danse.
On pourrait lui reprocher un montage trop épileptique, et certaines confusions scénaristiques qui peuvent perdre en chemin. Mais on retiendra surtout son tableau d’ensemble, baigné d’une couleur jaune miel et d’une histoire bourrée d’idées, peuplée de cow-boys qui domptent des abeilles en chevauchant des pick-up trucks. (2h10)
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