Appel à voter LFI, attaque contre Jean-Marc Morandini… Piégée par deux youtubeurs, CNews ouvre une enquête interne
Nouvelle zone de turbulences pour CNews . La chaîne du groupe Canal+ se retrouve au cœur d’une affaire après avoir été la cible d’un canular orchestré par deux youtubeurs, Gabiche et Rodav, en plein direct. Face à la gravité des dysfonctionnements qu’a mis en évidence ce piège, la direction n’a eu d’autre choix que d’annoncer l’ouverture d’une enquête interne.
Les faits se sont déroulés lors de l’émission Police-Justice : 24 h en France , un rendez-vous produit par Jean-Marc Morandini. Initialement invités pour présenter leurs vidéos de « chasse aux pickpockets » dans les rues de Paris, les deux jeunes hommes ont détourné l’entretien pour s’en prendre à la chaîne. « Je comprends votre point de vue, mais il y a quand même pire dans ce monde, il y a quand même les pédophiles comme Jean-Marc Morandini que vous avez mis en avant très longtemps ici. Les pédophiles, on les met en avant, mais les gens qui chassent les pickpockets, un peu moins… », a lancé l’un d’entre eux en plein direct.
Ils ont ensuite retiré leurs vêtements pour dévoiler des t-shirts aux slogans explicites. Sur celui de Gabiche, on pouvait lire « Morandini p*do en prison » , évoquant directement les condamnations du producteur pour harcèlement sexuel et corruption de mineurs. Son acolyte Rodav arborait quant à lui un message purement politique : « Votez LFI 2027. »
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Prises de court, les équipes de l’émission ont mis plusieurs secondes à réagir avant de couper précipitamment l’antenne pour lancer une page de publicité. Un passage mouvementé qui a eu de sérieuses répercussions. D’après les informations du Point , CNews aurait ouvert une enquête interne afin d'établir les circonstances qui ont permis aux deux vidéastes d’être accueillis par la chaîne.
Elle servira notamment à comprendre la chaîne de validation qui a permis l’invitation des deux youtubeurs sans vérification approfondie de leurs antécédents numériques et analysera la gestion de la sécurité en plateau. Car même après la coupure de l’antenne, les vidéastes ont pu rester sur le plateau sans être sortis d’urgence. « Les deux jeunes ont pu rester plusieurs minutes tranquillement sur le plateau après la fin de l’émission. Ils en ont profité pour se filmer sans que la sécurité n’intervienne » , ont raconté au Point trois membres de la rédaction, qui ont requis l’anonymat.
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