Guerre en Ukraine. « Faire peur » : ce que l'on sait de la frappe russe sur un train à la frontière polonaise
Les attaques russes de ce week-end en Ukraine ont pour but de « désunir » les alliés européens de Kiev, a affirmé ce lundi Jean-Noël Barrot.
L'Ukraine et la Pologne ont dénoncé dimanche des frappes russes qui ont endommagé un train à destination de Varsovie tout près de la frontière polonaise, où un autre convoi transportant des personnalités européennes venait de passer. Plusieurs responsables européens dénoncent une attaque qui viserait à intimider les alliés de Kiev.
Un drone russe a frappé la locomotive d'un train de voyageurs reliant Kiev à Varsovie, à deux kilomètres de la frontière avec la Pologne, pays membre de l'Otan, sans faire de victime, selon les autorités des deux pays. Varsovie a indiqué qu'un autre drone avait frappé une station-service à proximité d'un poste-frontière, toujours côté ukrainien.
La compagnie ferroviaire ukrainienne, qui avait évoqué auparavant une « attaque systémique » visant ses infrastructures, a indiqué que la locomotive touchée se trouvait à la gare frontalière de Iagodyne et appartenait à un train qui avait pu être évacué 15 minutes avant. Mais selon l'opérateur Ukrzaliznytsia, « il est très probable » que la frappe russe ait visé un autre train qui transportait « des conseillers à la sécurité et des anciens dirigeants européens dont l'ex-Premier ministre Boris Johnson » et qui venait de passer par Iagodyne.
Ce train avait « quitté la gare plus tôt que prévu en raison des ajustements en temps réel des horaires face à la menace constante de frappes russes », a souligné la compagnie publique. Cette dernière a précisé que l'ex-directeur de la CIA David Petraeus se trouvait par ailleurs à Iagodyne dans un autre train au moment de la frappe.
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