Braqueurs de bijouterie, membres du PKK, go fast et commando de l’ETA : la BRI de Nantes, 20 ans de traque
Le laser est pointé sur le front de l’homme à la fenêtre. D’habitude, ça suffit à faire rendre les armes et lever les bras. Là, l’individu regarde le point rouge, regarde le policier avançant dans le noir de la nuit, et il referme le volet de la maison. Tranquillement. Je me suis dit : mais qu’est-ce qu’il fout ?
L’agent qui raconte cette scène en a vu beaucoup d’autres. Il est de la première heure, l’un de ceux qui ont monté la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Nantes, en septembre 2006. Cette fameuse nuit, en 2010, à Cahan, en Normandie, un commando de l’ETA attend derrière la porte d’une bâtisse prise d’assaut par les policiers nantais et des unités de la Sous-direction anti-terrotiste (SDAT). Les individus sont armés, dangereux. La rumeur parle d’explosifs. La tempête Xynthia commence à souffler sur le territoire et la colonne de la BRI avance quand même. Les explosifs, on n’aime pas ça , glisse un agent présent.
Ils n’ont pas eu à tirer cette fois. Le groupe traqué – soupçonné d’une tentative d’assassinat sur un membre de la famille royale espagnole – a préféré détruire des CD-ROM compromettants plutôt qu’utiliser les armes à portée de main. Ils avaient tout pour nous accueillir…
C’est ça, la BRI. Vingt à avancer vers des objectifs fichés au grand banditisme, des trafiquants de drogue ou des portes derrière...
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