Lyon. Appellations usurpées ou étiquettes trompeuses : comment ces enquêteurs traquent les fraudes aux vins
Pendant deux ans, un vigneron avait sorti des bouteilles sous le nom d’un prestigieux cru du Beaujolais. Sauf qu’il n’avait pas respecté le processus de vinification, la teneur en acide étant supérieure à la norme. Il n’avait donc pas le droit de commercialiser son vin avec cette identité qui impose le respect d’un cahier des charges précis. La manœuvre n’avait pas échappé à la vigilance de la brigade d’enquête des vins et spiritueux (BEVS).
Si ce vigneron avait été condamné, en avril, pour tromperie et utilisation frauduleuse d’une Appellation d’origine contrôlée à une amende de 12 000 euros, la majorité des professionnels en faute ne sont pas convoqués devant le tribunal comme lui . C’est même rare. La majorité écope de...
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