« Au bout de quatre heures, son téléphone a été éteint » : un journaliste porté disparu à Djibouti
Un journaliste sud-africain est porté disparu alors qu’il se trouvait à Djibouti , a annoncé à l’AFP dimanche 20 septembre sa famille, qui l’a signalé à plusieurs autorités.
Micah Reddy, qui est également de nationalité britannique, s’était rendu jeudi en mission à Djibouti et est resté en contact toutes les heures avec des collègues jusqu’à 13 heures locales samedi, lorsqu’il a cessé de communiquer, a indiqué sa femme.
« Au bout de quatre heures […] son téléphone a été éteint » , a déclaré Nicole Beardsworth à l’AFP, ajoutant qu’elle était « très inquiète ». Son « fixeur » Kooki Mahmoud, chargé de l’assister localement, a lui aussi disparu.
Micah Reddy, qui est le coordinateur pour l’Afrique du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), séjournait dans un hôtel de la capitale, Djibouti, avant sa disparition.
Lors de sa dernière conversation téléphonique, samedi matin, « il n’exprimait aucune peur » , a raconté sa mère à l’AFP. « Nous espérons donc qu’il s’agit d’un interrogatoire mené par un service du gouvernement djiboutien, qu’ils le garderont pour le questionner, puis le relâcheront » , a déclaré la mère, Tessa, sans donner son nom complet.
La famille a précisé avoir alerté diverses autorités, dont Interpol, la diplomatie britannique et le ministère sud-africain des Affaires étrangères. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exhorté les autorités djiboutiennes à « clarifier immédiatement l’endroit où ils se trouvent et à garantir leur sécurité ».
Contacté par l’ AFP, un responsable gouvernemental de Djibouti a déclaré qu’il n’était pas au courant de l’affaire, tandis qu’un haut responsable du parti au pouvoir a affirmé que tout cela n’était « pas vrai » . Djibouti est classé 168e sur 180 dans le classement 2025 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières .
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