mardi 20 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› Banques et assurances au secours des commerces› Paris: "une nuit calme" à Châtelet après l'instauration du couvre-feu› Un peu de 2CV dans une Jeep ? Le retour de la mythique Willys en électrique se profile› "Ils pourraient déjà se trouver en Ukraine": Volodymyr Zelensky accuse les États-Unis de retarder la livraison de missiles› « La France ne peut se priver de la politique d’inclusion vers l’emploi »› Panne de train Transdev : ce que les voyageurs peuvent vraiment se faire rembourser› Violences du 17 octobre : « Nous nous préparons à toutes les éventualités », affirme le préfet de la Sarthe› Centres-villes inondés, autoroute coupée, crues... Les images des inondations dans le sud-est de la France› « Le couple d’Elisabeth et Alain, que rêver de mieux ? » : Chrystelle Labaude se confie sur « Un si grand soleil »› En Pologne, Donald Tusk déçoit en n’arrivant pas à s’affirmer face aux ultraconservateurs› Banques et assurances au secours des commerces› Paris: "une nuit calme" à Châtelet après l'instauration du couvre-feu› Un peu de 2CV dans une Jeep ? Le retour de la mythique Willys en électrique se profile› "Ils pourraient déjà se trouver en Ukraine": Volodymyr Zelensky accuse les États-Unis de retarder la livraison de missiles› « La France ne peut se priver de la politique d’inclusion vers l’emploi »› Panne de train Transdev : ce que les voyageurs peuvent vraiment se faire rembourser› Violences du 17 octobre : « Nous nous préparons à toutes les éventualités », affirme le préfet de la Sarthe› Centres-villes inondés, autoroute coupée, crues... Les images des inondations dans le sud-est de la France› « Le couple d’Elisabeth et Alain, que rêver de mieux ? » : Chrystelle Labaude se confie sur « Un si grand soleil »› En Pologne, Donald Tusk déçoit en n’arrivant pas à s’affirmer face aux ultraconservateurs
Culture

Quelle est la responsabilité des intellectuels ?

France Culture ·
Quelle est la responsabilité des intellectuels ?

Aujourd’hui, Pierre Ramond nous montre les liens inattendus entre une bibliothèque municipale à Reims, un milliardaire américain, et Georges Orwell.

Dans la ville de Reims se trouve une magnifique bibliothèque art déco où l’on trouve, entre autres, de nombreux manuscrits médiévaux, certains de l’époque carolingienne. Sa construction a été financée par la Fondation Carnegie, dans le cadre d’un projet pour construire des bibliothèques dans les villes détruites par la Première Guerre mondiale. C’était le résultat d’une conviction d’un des plus riches milliardaires du début du XXème siècle, Andrew Carnegie, qui a développé une théorie de justification du capitalisme par la philanthropie. Il défendait que les riches ne possèdent pas leur richesse mais en sont plutôt les intendants, et qu'ils doivent à tout prix la redistribuer avant la mort. Aujourd'hui, à l'heure des grandes fortunes de la tech, il est facile d'oublier que les élites ont souvent proposé des théories pour contrebalancer et justifier leurs privilèges. Et si la question se pose pour les privilèges économiques, elle se pose aussi pour les privilèges intellectuels : certains écrivent, enseignent, prennent la parole et sont écoutés : avec quelles limites et en contrepartie de quoi ? C’est le point de départ d’une réflexion de la sociologue Eva Illouz, parue ce matin dans le Grand Continent, sur la responsabilité des intellectuels.

En effet, l'affaire Dreyfus et l'engagement d'Emile Zola ont posé une définition de l'intellectuel comme celui qui transporte, dans le champ politique, l'autorité culturelle qu'il a acquise.

Eva Illouz retrace l’évolution de cette définition au cours du XXème siècle, pour montrer que la responsabilité de l’intellectuel a fini par se réduire à une fonction : celle de critique du pouvoir. C’est par exemple la position qu’incarne Noam Chomsky, le grand linguiste, qui, dans un texte célèbre, décrit les immenses privilèges dont jouissent les intellectuels, et considère qu’ils sont tenus, en contrepartie, de «dénoncer les mensonges des gouvernements». Mais en se posant comme source de vérité objective, il se considère lui-même extérieur au pouvoir, au-dessus de tout soupçon. Il n’est alors pas plus responsable que le peuple : il est tout simplement supérieur. De plus, la valorisation absolue de la critique du pouvoir aboutit même à une indifférence vis-à-vis des conséquences des idées : Noam Chomsky a dénoncé l’impérialisme américain au Vietnam, mais a aussi refusé de voir les massacres commis par les Khmers rouges au Cambodge. C’est une situation paradoxale : La critique devait nous libérer des dogmes et des arguments d’autorité. Elle a fini par créer une élite qui peine à reconnaître la responsabilité de ses idées.

Je vous propose d’observer, pour trouver une piste, l’attitude de Georges Orwell. Dans un essai paru en 1945 sur le nationalisme, il invite à résister à contre trois tendances, dans la défense d’une idée politique : L’obsession, qui consiste à n’écrire et ne parler que de la supériorité de son idée.

Lire l'article complet sur France Culture ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.radiofrance.fr — le contenu appartient à France Culture.

Plus de France Culture

Tout voir ›

Plus dans Culture

Tout voir ›