"On a la sensation que quelque chose nous échappe" : après le piratage du fisc, syndicats et élus s'interrogent sur les failles de la DGFiP
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Après le vol des données de près de 700 000 particuliers et professionnels, des employés des finances publiques et des spécialistes de la cybersécurité cherchent à comprendre comment ce piratage a pu se produire.
Comment a-t-on pu en arriver là ? Depuis la découverte d'un vol massif de données dans le système d'information de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), à chaque étage de l'administration, on essaie de comprendre comment ce piratage a pu se produire. Dans un long post sur la plateforme X , mercredi 19 août, Sébastien Lecornu a harangué : " Arrêtons de découvrir la Lune à chaque cyberattaque." "La menace est connue : massive, organisée, hybride ", a ajouté le Premier ministre. Reste que les données fiscales très sensibles de près de 700 000 particuliers et professionnels se retrouvent dans la nature, soulevant des questions sur de possibles failles dans la sécurité numérique de la DGFiP.
Alertée sur une intrusion illégitime dans son système interne, l'administration a "immédiatement" coupé l'accès du cybercriminel, a assuré mardi sa directrice générale, Amélie Verdier. " C omment est-il possible d'avoir vu l'intrusion dans le système, mais pas le vol ?" , s'interroge Fanny De Coster, secrétaire générale de la CGT Finances publiques.
La directrice générale reconnaît elle-même que les investigations menées dans la foulée de l'intrusion ont "échoué à repérer ce qu'il s'est passé" . Ce qui aurait pu rester une attaque sans répercussion – comme la DGFiP en a essuyé 6 972 en 2025, d'après le schéma directeur du numérique –, est devenu une affaire d'une tout autre ampleur après l'annonce de la mise en vente des données volées.
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