Pratique auto. Une nouvelle taxe sur les carburants va augmenter le prix du plein d’essence
C’est une apparente bonne nouvelle qui cache une future augmentation du prix des carburants en France. Alors que la nouvelle fiscalité européenne sur les carburants, initialement prévue au 1er janvier 2027, sera finalement reportée à 2028, l’association « 40 millions d’automobilistes » salue un répit bienvenu, tout en regrettant une “véritable bombe à retardement”. Qu’est-ce que cette nouvelle taxe?
Prévue initialement pour entrer en vigueur dès le 1er janvier 2027, la nouvelle fiscalité européenne sur les carburants fossiles sera finalement repoussée à 2028, soit… après l’élection présidentielle française.
On devine en effet l’impopularité d’une telle mesure, à un moment où le prix du baril de pétrole a baissé autour des 82 dollars mais où le prix à la pompe atteint des sommets.
Une nouvelle taxe européenne est bien programmée selon l’association, faisant de cette échéance repoussée une bombe à retardement. “Avec une fiscalité qui représente déjà 60% du prix payé à la pompe, toute nouvelle hausse serait difficilement supportable pour les ménages. ” prévient l’association. “À terme, cette nouvelle taxe pourrait entraîner une augmentation de l’ordre de 10 à 15 centimes par litre de carburant, venant alourdir encore une facture déjà particulièrement élevée. ”
Pour « 40 millions d'automobilistes », ce report constitue une bonne nouvelle à court terme. Dans un contexte où les prix des carburants restent élevés et ou les dépenses liées à la voiture pèsent déjà lourdement sur les budget des ménages, quelques mois de “répit” sont toujours bons à prendre.
“ Nous ne pouvons évidemment que nous réjouir que les automobilistes bénéficient d’un peu de répit. Mais repousser une hausse ne signifie pas régler le problème. Cette taxe reviendra sur la table après l’élection présidentielle et, à ce moment-la, les Français devront toujours la payer. Le sujet n’est donc pas de savoir comment faire passer cette hausse, mais comment éviter qu’elle ne devienne insupportable pour les automobilistes. ”, déclare Pierre Chasseray, Délégué Général de l’association 40 millions d’automobilistes.
Cette nouvelle taxe intervient alors que la fiscalité représente déjà une part considérable du prix payé par les automobilistes à la pompe. Entre la TVA, les accises sur les carburants, la TVA appliquée sur ces taxes et les différents dispositifs qui pèsent sur le coût de l’énergie, près de 60% du prix payé par le consommateur correspond aujourd’hui à des prélèvements et des taxes.
D’autant que les niveaux de fiscalité appliqués en France sont déjà particulièrement élevés au regard des minima européens. Avant d’imaginer de nouveaux prélèvements, l’association appelle donc les pouvoirs publics à s’interroger sur la fiscalité existante et sur son poids réel pour les automobilistes.
“ On ne peut pas demander aux Français de faire toujours plus d’efforts tout en empilant les taxes sur leur mobilité. Aujourd’hui, la fiscalité pèse déjà extrêmement lourd dans le prix d’un litre de carburant. Ajouter 10 ou 15 centimes, c’est prendre le risque de faire basculer encore davantage de ménages dans la difficulté.
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