Chikungunya : une vingtaine de cas autochtones désormais identifiés dans l’Hexagone
Une vingtaine de cas autochtones de chikungunya , maladie transmise par le moustique tigre, ont désormais été identifiés en métropole, a détaillé mercredi 19 août 2026 l’agence de santé publique, évoquant aussi quelques cas de dengue, qui circule via le même insecte.
Au 17 août, « 3 épisodes de chikungunya totalisant 25 cas » avaient été recensés dans l’Hexagone, dans le Tarn et en Gironde, a résumé Santé publique France dans un bilan hebdomadaire. Quatre cas de dengue, correspondant à trois épisodes, ont été signalés, dans le Tarn, l’Hérault et la Dordogne .
Ces chiffres sont bien inférieurs aux plus de 800 cas autochtones recensés l’an dernier en métropole. Mais ce niveau exceptionnel était en partie lié à l’importation de cas de La Réunion, elle-même frappée par une épidémie sans précédent depuis une vingtaine d’années.
La présence régulière de cas de chikungunya dans l’Hexagone, transmis sur place d’un humain à l’autre par le moustique tigre, suffit à témoigner de l’implantation persistante de cette maladie depuis plusieurs années sur le territoire.
Cumulé à la mondialisation et à l’urbanisation, le réchauffement climatique a facilité l’implantation du moustique tigre dans des régions d’où il était absent voici quelques décennies.
Autrefois circonscrit aux régions tropicales et subtropicales, il est ainsi implanté dans 83 départements de France métropolitaine. Et sa période d’activité s’étend désormais de mai à novembre.
Santé publique France a par ailleurs signalé que 18 cas de fièvre West Nile, transmise elle par une espèce de moustique plus classiquement présente en métropole, avaient été enregistrés depuis le début de l’été, non seulement dans le Sud mais aussi en région parisienne.
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