Manifestation du 17 octobre : pour les Gilets jaunes de retour sur ce rond-point, l’espoir d’être « enfin entendus »
Il était l’un des ronds-points centraux de la mobilisation des Gilets jaunes dans la région nazairienne en 2018. L’un de ceux où pouvaient se retrouver facilement une cinquantaine de manifestants. Ce samedi 17 octobre 2026 au matin, ils n’étaient qu’une dizaine mais avec l’espoir d’un mouvement qui dure et qu’on soit enfin entendus , dit Fabien. S’il n’avait pas réendossé sa chasuble jaune, la colère qui le portait en 2018 n’a pas disparu. Mon combat est contre le capitalisme, pour une justice sociale et fiscale. Que des personnes crèvent de faim en France ce n’est pas acceptable .
La colère est partagée sur le rond-point, ses causes sont multiples. Pour Maël (prénom d’emprunt), agriculteur du côté de Malville, ce sont les atteintes à l’environnement qu’il cite en premier. Je suis révolté par la situation politique où on se fout de notre tronche au quotidien. Tout le monde sait que l’agriculture industrielle va dans le mur et les décideurs font tout de même tout pour faire passer des lois qui menacent le vivant .
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Nina quant à elle estime que l’État vole l’argent public. Les services publics sont volontairement détruits pour les remplacer par le privé et la capitalisation. Je voudrais que nos services publics fonctionnent. Il n’y a pas d’argent pour eux sauf pour les achats de LBD pour la police. J’ai très peur d’une faillite de l’État de droit. Nina travaille dans la recherche biomédicale et était Gilet jaune il y a huit ans. Les gouvernants n’ont pas compris qu’on est prêts pour la vraie démocratie. Nous sommes prêts à décider par nous-même où mettre l’argent public.
Étienne lui tient une pancarte annonçant son idée pour trouver de l’argent. Par le Frexit. Sortir de l’Union Européenne désendetterait l’État et on pourrait donner de l’argent à l’hôpital, à l’école…
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