Des propos "moralement et politiquement intolérables": une sortie de Ségolène Royal sur Israël provoque l'indignation d'associations juives
Lors du premier débat organisé entre les cinq candidats à la primaire socialiste, ce mercredi 23 septembre, l'ancienne finaliste à la présidentielle a considéré qu'"il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe" à Gaza "est intolérable". Lors du premier débat de la primaire sociale-démocrate, Ségolène Royal a considéré qu'il fallait que "plus de voix israéliennes et juives" s'expriment sur le conflit à Gaza afin de lutter contre l'antisémitisme, provoquant depuis l'indignation d'associations juives.
L'ancienne ministre a estimé ce mercredi 23 septembre dans la soirée que "la montée de l'antisémitisme n'est pas due à Israël" mais "aux actuels dirigeants" du pays, et qu'en ce sens "il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe" à Gaza "est intolérable".
Face à Face : Ségolène Royal - 24/09 22:20 Des propos immédiatement dénoncés par Yonathan Arfi , le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), comme "une trahison de l'idéal républicain".
"En sommant les Juifs de se positionner sur Gaza et non les antisémites de cesser de s'en prendre aux Juifs au nom d'un conflit à 3.000 kilomètres, cette injonction fait des Juifs les responsables de la haine dont ils sont les victimes", a-t-il écrit dans un message sur X.
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Ariel Goldmann, président de la Fondation du Judaïsme français, a interpellé, sur X, Ségolène Royal en lui demandant si elle "[oserait] demander aux musulmans de France de se mobiliser pour dénoncer la dictature en Algérie ou la répression sanglante en Iran?".
L'Union des étudiants juifs de France a rappelé que "les Juifs ne sont pas et ne seront jamais responsables de l'antisémitisme."
La ministre de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a aussi réagi: "il n'y a pas un seul Français juif responsable de la situation à Gaza", a-t-elle souligné, estimant qu'"essentialiser, assigner" mène à l'antisémitisme.
"Voilà ce que j'ai dit: il faut soutenir et encourager les Israéliens qui se dressent contre le régime du criminel de guerre Netanyahu. Je n'ai jamais essentialisé nos compatriotes de confession juive", s'est défendue Ségolène Royal jeudi matin sur X .
Interpellée sur BFMTV , l'ancienne ministre a affirmé "que chaque fois qu'on parle de ce sujet, la parole est déformée".
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