Emploi. Grève EasyJet : au moins une centaine de vols annulés ce week-end, soit la moitié des vols prévus
Selon les représentants des salariés, 68% des quelque 340 PNC (personnel navigant commercial) d'EasyJet en France sont en grève ce week-end. Ils demandent notamment une stabilité de leurs plannings.
Une centaine de vols d’EasyJet au départ de la France sont annulés en raison d’ une grève massivement suivie samedi et dimanche du personnel de cabine qui dénonce des plannings constamment remaniés, parfois la veille pour le lendemain.
Les informations de vols du site internet d’EasyJet font état d'« au moins 98 vols annulés sur le week-end, dont 47 samedi et 51 dimanche », soit « plus de la moitié des vols prévus programmés », a déclaré à l’AFP William Bourdon, un responsable du syndicat SNPNC-FO.
Vendredi, la compagnie britannique à bas coût avait annoncé avoir « annulé à titre préventif une centaine de vols au départ de la France samedi et dimanche afin d’aider les passagers à s’organiser avant leur départ, notamment en leur proposant un transfert gratuit vers un autre vol ».
« Le mouvement est très suivi », a commenté William Bourdon, indiquant que 68 % des quelque 340 PNC (personnel navigant commercial) d’EasyJet en France prévus ce week-end se sont déclarés grévistes, avec des mobilisations variables selon les bases régionales.
« Notre revendication principale, c’est la stabilité des plannings. Par exemple sur des bases comme Lyon, on a certains PNC qui vont avoir 50 voire 60 changements de planning par semaine », expliquait-il vendredi. Dans cette base qualifiée de « martyre », le mouvement est suivi à 80 %. « Pour tout ce qui est vie personnelle ou garde d’enfants, c’est extrêmement compliqué de s’organiser parce que la plupart de ces changements interviennent au dernier moment, c’est-à-dire 24-48 heures avant » les départs, a-t-il ajouté.
L’intersyndicale d’Easyjet France a appelé mercredi à la grève les 14 et 15 août après l’échec de discussions avec la direction sur l’amélioration des conditions de travail. Les trois syndicats avaient préalablement déposé un préavis de grève couvrant la période du 7 août au 2 septembre en mettant en cause une « dégradation continue » des conditions de travail.
« On joue aux chaises musicales en permanence », explique William Bourdon, expliquant que cela génère chez les personnels un sentiment d’angoisse constant. Lorsqu’il manque du personnel sur une base, la compagnie envoie des salariés depuis une autre, puis doit à son tour déplacer d’autres personnels pour compenser, créant un système de réaffectations permanentes.
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